Russie-Afrique : Julien Paluku fonde beaucoup d’espoir pour l’industrie congolaise

PAR Deskeco - 26 oct 2019, Dans Actualités

Le ministre congolais de l’Industrie, M. Julien Paluku Kahongya, a également participé au forum économie Russie – Afrique tenu mercredi 23 et jeudi 24 octobre courant dans la ville de Sotchi au bord de la mer noire. Il a également eu le privilège de participer à la réunion élargie aux ministres conduite par le Président de la Russie, Vladimir Poutine. Le ministre a même exposé au cours de ce forum, devant les investisseurs russes. Au sortir de ces assises, le ministre Paluku s’est confié à la presse pour résumer l’essentiel des retombées de ce forum économique Russie-Afrique en faveur de la République démocratique du Congo.

Pour Julien Paluku, cette mission en Russie est une grande opportunité tant pour les autorités congolaises dont il fait lui-même partie, que pour le pays. « C’est d’abord une grande opportunité de nous retrouver ici à Sotchi, c’est une ville russe au bord de la mer noire. Opportunité parce que la Rdc, pour la première fois, est en train de vivre des moments d’espoir. Parce qu’il n’y a pas de raison de ne plus être optimiste avec la volonté qui s’affiche actuellement. Le Président de la République, Félix Tshisekedi, a effectivement conduit une forte délégation composée de sept ministres et des membres de son cabinet », a-t-il introduit.

Et il s’est réjoui de l’opportunité qu’il a eue d’être avec le Chef de l’Etat Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo dans une bilatérale avec le Président russe Vladimir Poutine, « qui a réaffirmé sa volonté de devoir investir en Afrique. Ce qui a motivé effectivement la convocation de ce forum économique Russie-Afrique. Il a dit qu’entre la Russie et l’Egypte il y a des transactions commerciales d’à peu près sept milliards de dollars américains. Et que donc chacun peut considérer qu’avec toute l’Afrique, c’est des centaines de milliards de dollars américains ». 

Et particulièrement pour la Rdc, le ministre a rassuré que dans cette bilatérale, ils ont échangé autour de quatre grands axes, notamment la diplomatie, la politique, l’économie, et particulièrement l’industrie. « Parce que le gouvernement russe se sent moins présent en Afrique centrale et particulièrement en Rdc. Parce que le Président Poutine nous a rappelé par le temps passé qu’ils (les russes) avaient soutenu à l’époque de l’URSS, le premier Premier ministre Patrice Emery Lumumba », a-t-il commenté.

Le ministre de l’Industrie affirme que maintenant les russes veulent se retrouver en République démocratique du Congo comme partenaires au développement. « Et là, avec la dimension de notre pays de 2.345.000 Km², avec 80 millions d’hectares de terres arables », souligne-t-il.

Il confirme que le Président Poutine a estimé que c’est le moment de venir en Rdc « pour devoir aider à ce que ce pays sorte de la misère de plus de 60 ans presque d’indépendance. Et que la Russie, à travers ses opérateurs économiques, puisse nouer un partenariat solide. C’est à la fin de cette réunion où il a annoncé effectivement qu’il pourrait répondre à l’invitation du Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, qui a estimé que ce serait important qu’il arrive en Rdc pour voir lui-même que c’est une terre d’opportunités ».

Après cette bilatérale, confie le ministre Paluku, la délégation de la Rd Congo a participé à deux sessions. La première concernait la zone industrielle russe qui est déjà créée en Egypte. « Nous avons échangé sur les expériences, les succès, les réussites, les obstacles qui ont peut-être empêché dans le processus cette zone de connaître des succès rapidement », a-t-il dit.

A l’issue de ces deux sessions, la délégation congolaise a trouvé qu’il y a encore beaucoup à faire dans le pays « parce que l’expérience que nous venons de commencer avec le Gouvernement, celle de créer six zones à travers la République, avec Maluku comme zone pilote, mérite que nous attirions d’autres partenaires, notamment les russes qui ont suivi mon exposé relatant effectivement toutes les potentialités de la Rdc et spécialement les avancées juridiques auxquelles nous sommes arrivés actuellement. Parmi lesquelles, les facilités accordées à tous les investisseurs ». 

Le ministre de l’Industrie Julien Paluku a insisté sur les facilités accordées aujourd’hui aux investisseurs par la Rdc. Notamment l’exonération totale, pour vingt ans, de ceux qui viendront comme des aménageurs des zones économiques spéciales, et l’exonération totale pour 10 ans, des entreprises qui viendraient s’installer dans ces zones économiques spéciales.

« Lorsque nous avons fait cette présentation, cela a suscité un grand débat, une sorte d’envie et de volonté de venir investir en Rdc. Je crois que la Rdc est le premier pays qui accorde les exonérations de 20 ans pour les aménageurs des zones économiques spéciales et de 10 ans pour les entreprises. Parce ce qu’à la 21ème année pour les aménageurs, on va commencer à payer 50 % des impôts. Alors que tous les 20 ans, on ne paiera rien. Tandis que les entreprises, ce n’est qu’à la onzième année qu’on va commencer à payer les impôts. Cela a suscité vraiment un intérêt particulier des entreprises. J’avais 300 cartes de visite entre mes mains, toutes sont restées au forum », a-t-il dit.

Le ministre Paluku affirme qu’il y a des investisseurs russes qui veulent bien venir en Rdc, rencontrer ses différents autres collègues ministres, mais également les membres de la Fédération des entreprises du Congo (FEC) pour que l’on voit la possibilité de nouer des partenariats. Il affirme également avoir reçu des sollicitations d’installer des chambres de commerce à Kinshasa. Et il a reçu des Egyptiens qui voudraient venir ouvrir leur chambre de commerce à Kinshasa.

« Il y a aussi d’autres partenaires de différents pays également, qui estiment que c’est l’information qui leur manquait par rapport à l’image de la Rdc qu’on connaissait comme un pays en guerre, un pays à conflits, où il n’était pas possible d’investir parce que l’argent a peur des bruits des bottes. Mais maintenant que c’est rassurant, je crois que nous pouvons nourrir beaucoup d’espoir. J’ai même fini par leur dire que c’est la première fois que dans notre pays nous avons vécu une alternance pacifique. Parce que toutes les fois nous avions des Présidents soit assassinés, soit qui sortaient par coup d’Etat. Et le fait que nous ayons deux Présidents, l’un sortant, l’autre entrant, en vie, cela est un environnement d’espoir qui permet aux gens de venir et de considérer qu’il n’y a plus de conflit en Rdc, ni politique, ni autre. Voilà brièvement l’aéropage des éléments que nous avons pu partager avec nos partenaires. Je crois qu’on peut nourrir beaucoup d’espoir dans les jours à venir pour une Rdc émergente », a ajouté  le ministre de l’Industrie.

Lepetit Baende   

 

 
 

Articles similaires