RDC : Les premières enquêtes sur la corruption aux sénatoriales accouchent d'une souris

PAR Deskeco - 29 mar 2019, Dans Actualités

Les magistrats ont présenté au président de la République les premiers résultats des enquêtes sur les soupçons de corruption dans les assemblées provinciales.

« Le Chef de l’État à pris acte de ce pré-rapport et félicite les magistrats pour le travail abattu, en même temps qu’il les encourage à le faire aboutir. Le chef de l’État réaffirme sa détermination à combattre la corruption. Sur ce, le chef de l’État considère que plus rien ne s’oppose à l’installation du Sénat », note le communiqué de la présidence de la République daté du 28 mars et signé par  le directeur de cabinet, Vital Kamerhe.

En clair, ces premières enquêtes n'ont rien donné. Ce qui justifie la levée de la mesure de l'installation des des sénateurs.

Dans une interview accordée à DESKECO.COM, le professeur Ambroise Bukassa a indiqué que la lutte contre la corruption en RDC ne devrait pas relever d’un seul individu moins encore d’un groupe d’individus. Il faut une implication de toute la population pour parvenir mettre fin à la corruption.

« Le peuple peut décider demain de mettre fin à la corruption. En ce moment là vous allez voir, les choses vont changer. Rien n’est perdu. Le peuple est dynamique. Il peut demain ou après demain mettre fin à la corruption. Mais, ce n’est pas la lutte d’un individu ou d’un groupe d’individus. Non. La corruption est un monstre à plusieurs têtes. Quand vous coupez une tête, une autre sort. C’est le peuple qui doit lutter contre la corruption », soutient le professeur Bukassa.

Amédée MK

 
 

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