RDC : La Ligue congolaise de lutte contre la corruption indexe  la mégestion de la SNCC sous Ilunga Ilunkamba

PAR Deskeco - 08 juin 2019, Dans Actualités

"La Ligue congolaise de lutte contre la corruption appelle les nouveaux dirigeants de la société des chemins de fer, tous deux d'ex-opposants, à demander un audit de l'entreprise, non seulement sur les fonds versés par le gouvernement congolais, mais aussi par la Banque mondiale", a dit sur RFI Ernest Mpararo, président de la Licoco.

Un rapport de la Banque mondiale indexe la gestion de la SNCC sous la direction de l'actuel premier ministre, Ilunga Ilunkamba.  Selon RFI qui a consulté ce rapport, la Banque mondiale, qui avait investi dans les transports en RDC, se plaignait du peu de résultats alors que la SNCC était dirigée par Sylvestre Ilunga Ilunkamba.

Pour la Banque mondiale, le bilan à l'issue de cinq années de soutien, c'est que la situation financière à la SNCC est « malsaine ». La Société nationale des chemins de fer du Congo est même « en faillite », selon le rapport de fin de projet de l’institution, rapporte la Licorne citant RFI.

Le financement de la Banque mondiale a permis de se séparer d'un tiers des employés – quelque 4 000 –, réhabiliter des wagons et locomotives... Malgré cela, les auteurs de ce rapport se disent « hautement insatisfaits » des résultats et redoutent que les investissements ne survivent pas à la fin du projet. L'institution de Bretton Woods avait investi dans le secteur du transport en République démocratique du Congo près de 400 millions de dollars en cinq ans.

Du côté des nouveaux dirigeants nommés par Félix Tshisekedi, on dit être informé du caractère « kamikaze » de la mission confiée par le chef de l'État, mais on se dit prêt à « faire une autopsie sans complaisance » de la société d'État. Avec déjà quelques objectifs en tête : utiliser le rail pour les exportations minières et travailler à l'interconnexion, notamment avec le voisin angolais, à en croire RFI.

Pour la Ligue congolaise de lutte contre la corruption, "il faut arracher un audit, non seulement sur les fonds versés par le gouvernement congolais, mais aussi sur ceux versés par la Banque mondiale, même si cela risque d'éclabousser le tout nouveau Premier ministre".

"Nous réclamons qu'il y ait un audit et que les coupables soient traduits devant les tribunaux", a martelé Ernest Mpararo.

Amédée Mk

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