L’Inspection Générale des Mines (IGM) a annoncé la création d’une Garde minière, une unité spéciale à caractère paramilitaire chargée de sécuriser l’ensemble de la chaîne d’exploitation des minerais en République démocratique du Congo (RDC).
Selon un communiqué de l’institution, cette nouvelle force s’inscrit dans la volonté des autorités congolaises d’assainir le secteur minier, en proie à diverses pratiques illégales.
« La volonté du Président de la République, que nous mettons en œuvre, est d’assainir l’ensemble du secteur minier de la RDC, en éliminant les pratiques contraires à la bonne gouvernance, à la transparence et à la traçabilité des minerais », a déclaré l’Inspecteur général des mines, Rafael Kabengele.
Le projet prévoit le déploiement progressif de plus de 20 000 agents d’ici à fin 2028, couvrant les 22 provinces minières placées sous la supervision de l’IGM. Un premier contingent de 2 500 à 3 000 recrues sera constitué à l’issue d’un processus de sélection jugé rigoureux.
Les futurs membres de la Garde minière suivront une formation intensive de six mois, organisée en collaboration avec la Maison militaire. Ils seront également équipés de matériels modernes afin de mener efficacement leurs missions sur le terrain.
Le calendrier de mise en œuvre s’étale sur plusieurs étapes clés. Le recrutement débutera en mai 2026, ouvert à tous sans distinction de genre. La formation de la première promotion est prévue de juin à décembre 2026, pour un déploiement opérationnel dès décembre de la même année. À l’horizon 2027, la couverture sécuritaire devrait être assurée dans les régions du Grand Katanga et de la Grande Orientale, avant une extension à l’ensemble des provinces minières du pays d’ici fin 2028.
Doté d’un financement estimé à 100 millions de dollars, ce programme bénéficie de partenariats stratégiques avec les États-Unis et les Émirats arabes unis. Il s’appuiera sur des infrastructures d’entraînement déjà opérationnelles.
La Garde minière aura pour principales missions la sécurisation des sites miniers à travers le pays, le convoyage sécurisé des minerais depuis les zones d’extraction jusqu’aux unités de traitement et aux postes frontaliers, ainsi que le remplacement progressif des éléments des forces de défense actuellement déployés dans les zones minières.
À terme, les autorités espèrent que cette initiative contribuera à améliorer la gouvernance du secteur, à renforcer la traçabilité des ressources et à garantir un environnement stable et sécurisé, favorable aux investissements.
A propos de l’IGM
L’Inspection Générale des Mines est chargée du contrôle, de l’audit et de la lutte contre la fraude dans le secteur minier en RDC. Rafael Kabengele en assure la direction depuis sa prise de fonctions en début de l’année en cours.
Divine Mbala