La nouvelle fonderie de Kamoa-Kakula, un complexe minier de production de cuivre basé au Lualaba, en République démocratique du Congo (RDC), a produit de l'acide sulfurique haute résistance à un rythme moyen de 1 350 tonnes par jour en ce début de l’année 2026, a annoncé dans un communiqué le 13 avril dernier Ivanhoe Mines, un géant canadien spécialisé dans la production du cuivre.
Cette quantité produite d’acide sulfurique présente un équivalent de 480 000 tonnes au rythme annuel, contre une capacité nominale en régime permanent de 700 000 tonnes par an.
Par ailleurs, les premières ventes d'acide de la fonderie ont eu lieu au début de l'année 2026 à destination des opérations minières voisines de la ceinture cuprifère de la RDC.
Aussi, il y a actuellement six preneurs qui achètent l'acide à la porte de la mine de Kamoa-Kakula.
Le prix réalisé pour l'acide sulfurique haute résistance est actuellement d'environ 500 $ la tonne. Les prix sont par ailleurs censés augmenter généralement au cours du trimestre.
D’autre part, la fermeture prolongée du détroit d’Ormuz pourrait provoquer la pénurie de l’acide sulfurique, indispensable pour la production des anodes de cuivre. En effet, environ 20 % de l'offre mondiale de cuivre dépend d'un procédé qui utilise de l'acide sulfurique pour lessiver le cuivre des minerais oxydés. Avec environ 50 % de l'offre mondiale de soufre transporté par voie maritime coupée, les marchés du soufre et de l'acide sulfurique deviennent extrêmement tendus.
Kamoa-Kakula se présente ainsi comme une solution pour remédier à cette situation.