Le gouvernement de la République démocratique du Congo a adopté, le vendredi 28 mars 2026 en Conseil des ministres tenu à Bandundu-Ville, un projet de décret révisant les statuts du Centre d’expertise, d’évaluation et de certification des substances minérales précieuses et semi-précieuses (CEEC).
Le texte a été présenté par le ministre des Postes et Télécommunications, agissant au nom du ministre des Mines, actuellement en mission. Cette réforme s’inscrit dans le prolongement de la révision du Code minier intervenue en 2018, laquelle a introduit une définition plus précise et complète de la notion de « certification » des substances minérales.
Désormais, la certification est entendue comme un ensemble de mécanismes et de procédures permettant d’établir la nature, les caractéristiques physiques et chimiques, ainsi que l’origine légale des minerais, tout en assurant leur traçabilité le long de la chaîne d’approvisionnement, conformément aux normes nationales, régionales et internationales.
Cette évolution justifie l’actualisation des statuts du CEEC afin de lui permettre d’exercer pleinement ses missions, notamment en matière d’identification et d’analyse des substances minérales.
Le nouveau décret vise également à renforcer le rôle du Centre en tant qu’autorité de certification. Cette qualité, déjà reconnue à travers son Directeur général, est désormais intégrée à la dénomination même de l’établissement, consacrant ainsi son positionnement stratégique dans le secteur minier.
Par ailleurs, le CEEC est désormais désigné comme structure de référence dans la mise en œuvre des programmes de traçabilité et de certification des minerais, tant au niveau national qu’international.
Divine Mbala