Primé par le prix positif Kanyaka, édition 2025, pour ses dénonciations dans le secteur minier dans les provinces de la Tshopo et du Maniema, Simplice Kapipa appelle les jeunes et d’autres acteurs au courage et à la responsabilité dans leurs efforts de lutte contre la corruption en République démocratique du Congo.
Dans une interview à ACTUALITE.CD ce vendredi 27 mars 2026, Simplice Kapipa a rappelé que les deux qualités sont indispensables pour faire face aux forces négatives qui veulent demeurer indéfiniment dans la corruption, une pratique qui mine la vie publique en RDC.
« Ce n’est pas facile. J’ai fait la prison. J’ai été traîné devant la justice, reçu des menaces et des intimidations. Tout ce que je dis à ceux qui luttent comme moi, qui font plus que moi dans l’anonymat, c’est d’être responsables et d’avoir le courage », a-t-il indiqué.
Simplice Kapipa a remporté la deuxième édition du prix Kanyaka, selon le vote des citoyens ouvert en ligne par la coalition Le Congo n’est pas à vendre (CNPAV). Juriste de formation, il a enquêté sur les pratiques minières dans le secteur des mines dans les provinces de la Tshopo et de Maniema. Le premier rapport, intitulé « Qui exploite l’or et le diamant illégalement dans la province de la Tshopo : défis et voies de réformes », a révélé des réseaux mafieux nationaux et internationaux d’exploitation de ces matières, au détriment de la population locale. Le deuxième rapport a traité des minerais 3T dans la province de Maniema.
Pendant la cérémonie de ce vendredi à l’hôtel Memling de Kinshasa, le Programme de développement local des 145 territoires, censé favoriser le développement à la base, a été désigné comme le cas le plus criant de corruption pour cette édition, soit le prix négatif Kanyaka.
Le prix Kanyaka est pour le CNPAV une façon d’encourager les efforts de courage et de dénonciation dans la lutte contre la corruption (prix positif) et de dénoncer le cas le plus flagrant de corruption (prix négatif).
Le CNPAV est une coalition qui regroupe des structures nationales et internationales qui travaillent sur les questions notamment des ressources naturelles, des finances publiques et de la lutte contre la corruption.