Reçue en audience jeudi par la Première ministre de la République démocratique du Congo, Judith Suminwa, la délégation du FMI conduite par Regis O. N'sonde, administrateur du Groupe Afrique III de cette institution de Bretton Woods, s'est dite « rassurée » par les réponses de la cheffe du gouvernement sur la masse salariale publique, identifiée comme un risque budgétaire majeur.
« Nous avons été rassurés par les explications de Mme la Première ministre. Il existe une volonté ferme de maintenir le cap sur la mobilisation des ressources et la maîtrise des dépenses, y compris la masse salariale. Le message a été très clair, et c'est ce message que nous porterons à nos collègues du Conseil d'administration », a déclaré Regis O. N'sonde, administrateur du Groupe Afrique III du FMI.
En mission à Kinshasa, l'administrateur du FMI est venu s'enquérir de l'évolution du partenariat avec le gouvernement congolais. Il était accompagné de son adjoint, Jephté Kibidikila Nsumbu.
« Nous représentons 17 pays au Conseil d'administration du FMI et nous avons eu l'honneur d'être reçus par Mme la Première ministre. Nous avons effectué un tour d'horizon de la situation économique du pays, notamment dans le contexte du programme que la RDC met en œuvre en coordination avec le FMI, spécifiquement dans le cadre de la Facilité élargie de crédit (FEC) et de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD) », a-t-il confié.
Selon Regis O. N'sonde, les défis à relever et les difficultés potentielles — liées notamment à la situation sécuritaire à l'Est et aux incertitudes politiques mondiales — ont également été évoqués.
« Nous avons examiné ces questions en vue de nous assurer que le programme avec le FMI reste sur la bonne voie », a-t-il ajouté.
Dans le même élan, il a annoncé que des discussions techniques sont en cours pour apporter l'expertise du FMI dans l'amélioration de la mobilisation des recettes domestiques et la rationalisation du système fiscal congolais.
« La mobilisation des ressources internes est un point crucial. La RDC a réalisé des progrès significatifs, reconnus par le Conseil d'administration lors de la deuxième revue du programme en décembre dernier. Cependant, les efforts doivent se poursuivre, d'autant plus que les besoins de financement et de dépenses sont importants compte tenu de la conjoncture », a souligné l'hôte de la Première ministre.
Pour rappel, la RDC est engagée depuis janvier 2025 dans un nouveau programme triennal avec le FMI visant à soutenir la stabilité macroéconomique et la croissance. Ce programme inclut la Facilité élargie de crédit (FEC) d'environ 1,7 milliard USD et la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD) de près d'un milliard USD.
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