La République démocratique du Congo, à travers l'Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC), et la République du Gabon, par le biais de l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) du Gabon, ont signé mercredi à Kinshasa le protocole d'accord sur le roaming.
Le président de l'ARPTC, Christian Katende, a représenté la RDC à cette cérémonie, tandis que le Gabon l'a été par le président de l'ARCEP, Célestin Kadjidja.
Sous la bénédiction du représentant de Smart Africa, la cérémonie s'est déroulée en marge de la 10e session ordinaire de la Conférence des régulateurs de l'Afrique centrale (ARTAC), ouverte du 16 au 19 février 2026.
En vertu de cet accord, les populations des deux pays ont désormais la possibilité d'utiliser leurs téléphones mobiles pour appeler, envoyer des SMS ou se connecter à Internet via un opérateur étranger ou différent du leur lorsqu'ils sont hors de la zone de couverture habituelle, notamment à l'étranger.
Le professeur Imaja Itulelo, chef de service à la direction des télécoms au sein de l'ARPTC, est revenu sur la genèse de cet accord :
« Cet accord n'est pas venu uniquement de la RDC ni du Gabon, mais il cadre avec les recommandations internationales, notamment les recommandations de l'Union internationale des télécommunications (UIT) et celles aux niveaux régional et sous-régional où les pays membres doivent assurer une coopération technique afin de faciliter la couverture au sein des États membres. Et pour ce faire, l'ARTAC – Assemblée des régulateurs des télécommunications de l'Afrique centrale – s'est basée sur les recommandations de Smart Africa où l'on parle de roaming entre États pour s'assurer qu'il y ait une communication sans perturbation, une communication à un prix très abordable et où tout le monde doit se sentir à l'aise en communiquant à tous les niveaux ».
À ce niveau, a-t-il ajouté, les régulateurs de l'ARTAC ont eu des échanges entre eux, notamment ceux du Gabon et de la RDC. Une équipe de l'ARTAC a été envoyée à Libreville pour y travailler avec l'équipe gabonaise, prenant en compte tous les aspects techniques et tous les aspects qui cadrent avec la réponse des consommateurs. Après cela, on a élaboré les projets d'accords dans les deux pays. Il y a eu ensuite des échanges au niveau des deux pays, où les deux directions chargées des affaires juridiques ont travaillé et tout validé. Ce qui a abouti à un accord qui doit matérialiser les travaux confirmés par les présidents des autorités de régulation des deux pays, à savoir l'Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC) et l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) du Gabon.
Ce cadre au sein de l'ARPTC a salué l'initiative en ces termes :
« C'est à la fois un sentiment de satisfaction à notre niveau en tant qu'acteur du secteur et un sentiment de satisfaction du côté de nos consommateurs qui vont se sentir à l'aise. Quand ils quittent la RDC pour aller au Gabon, la communication sera très facilitée. Mais aussi quand un Gabonais quitte son pays pour la RDC, il sera aussi facilité dans ce sens ».
Il encourage les autres États membres de l'ARTAC à suivre l'exemple de la RDC et du Gabon :
« Personnellement, en tant qu'acteur du secteur et consommateur, je dis grandement merci aux deux États pour cet engagement et j'encourage les autres États à suivre la même voie, qui va faciliter notre coopération au niveau régional ».
Bienvenu Ipan