Le ministre des Postes et Télécommunications de la République démocratique du Congo, José Mpanda, a ouvert mercredi à Kinshasa les travaux de la 10e session ordinaire de l'Assemblée des régulateurs des télécommunications de l'Afrique centrale (ARTAC). Cette session, placée sous le thème :
« Stratégies de coopération sous-régionale pour une régulation harmonisée des services des télécommunications par satellites non géostationnaires (NGSO) », intervient après les 8e et 9e sessions organisées successivement, toujours dans la capitale congolaise.
« Ce thème s'inscrit parfaitement dans la vision du président de la République, chef de l'État, vision qui est déclinée dans le Programme d'actions du gouvernement 2024-2028. Cette vision du président de la République jette les bases de la République démocratique du Congo, une nation digitale à l'horizon 2030. C'est un ambitieux projet du gouvernement qui vise à transformer notre pays. »
À son tour, M. Christian Katende, en sa qualité de président de l'Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC) et président exécutif de l'ARTAC, a exprimé sa profonde gratitude aux membres de l'ARTAC pour la confiance renouvelée placée en la RDC :
« L'organisation successive des 8ᵉ, 9ᵉ et 10ᵉ sessions ordinaires à Kinshasa dépasse le simple cadre logistique : elle traduit une communion d'esprit, une fraternité institutionnelle et une volonté partagée d'inscrire durablement l'Afrique centrale dans l'économie numérique mondiale. »
Cette 10e conférence a été précédée par deux ateliers de haute portée stratégique, tenus les 16 et 17 février. Le premier a porté sur la régulation des services satellitaires non géostationnaires (NGSO), vecteurs d'une connectivité élargie et d'une réduction significative de la fracture numérique. Le second a traité de la sécurité des services financiers numériques, pilier fondamental de la confiance, de l'inclusion financière et de la stabilité des écosystèmes digitaux de l'ARTAC.
« Ces thématiques traduisent l'évolution rapide de notre environnement technologique. Elles nous rappellent que la régulation ne doit pas être simplement réactive, mais anticipatrice, structurante et stratégique », a souligné M. Katende.
À l'en croire, cette 10ᵉ session ordinaire marque une étape déterminante dans la consolidation institutionnelle de cette association.
« L'adoption des statuts révisés et des documents cadres qui seront soumis à votre examen renforcera la gouvernance, la cohésion et l'efficacité opérationnelle de l'ARTAC. »
Face aux « mutations » du numérique dans le monde, le président de l'ARTAC a appelé les participants à « bâtir une régulation à la fois ferme dans ses principes, souple dans ses mécanismes et visionnaire dans ses orientations ».
Il a, pour ce faire, lancé cette invitation :
« Je nous invite donc à aborder ces travaux avec hauteur de vue, rigueur méthodologique et esprit d'unité. Que nos délibérations soient guidées par la sagesse, l'intérêt supérieur de nos peuples et l'ambition légitime de voir l'Afrique centrale occuper toute sa place dans la géographie numérique mondiale. »
À travers cette 10e session ordinaire, l'ARTAC réaffirme son rôle d'instrument clé de coopération sous-régionale, œuvrant pour une régulation moderne, inclusive et harmonisée, capable d'accompagner l'intégration des services de télécommunications par satellites NGSO dans les politiques nationales et régionales.
Créée en 2004, l'ARTAC regroupe les régulateurs de sept pays d'Afrique centrale : le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, la République centrafricaine, la République démocratique du Congo et le Tchad. Elle constitue une plateforme de concertation, de formation et d'échanges visant à promouvoir des solutions communes aux défis du développement des télécommunications dans la sous-région.
Bienvenu Ipan