En vue de la mise en œuvre effective de la reforme en finances publiques, de nouveaux comptables publics ont procédé, vendredi 30 janvier 2026, à la prestation de serment à Kinshasa, en présence du ministre de Finances, Doudou Fwamba, qui l’a présidée.
Repartis en deux catégories, dont principaux et secondaires, ces comptables publics vont participer activement au respect de la chaîne de dépense en vue de la transparence dans les finances publiques.
La restauration de la fonction « Comptables publics », selon le directeur général de la Direction Général du Trésor et de la Comptabilité Publique (DGTCP), Serge Maabe, s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la réforme de la comptabilité publique et de la gestion de la trésorerie. Il le faisait savoir lors d’une formation de renforcement de capacité de comptables publics tenue fin 2025.
« Elle consiste à ce que les comptables publics, qui jusque-là étaient des comptables en demeure, placés à côté de gestionnaires de crédits, sans grande responsabilité particulière, de se voir investir d’un nouveau pouvoir, notamment un pouvoir accru en termes d’assignation sur les opérations d’engagement, ordonnancement et de liquidation des dépenses effectuées par les ordonnateurs. Donc ils quittent leur rôle en demeure pour devenir des comptables assignataires », déclarait-il.
Cette réforme constitue également un pas indispensable vers l’instauration du Budget programme, selon la recommandation du Fmi, axée sur les résultats, consacrant la déconcentration des ordonnancements.
« Le ministre a pris acte de cet engagement, et a souligné qu’il s’agit d’une étape majeure dans la modernisation de la gouvernance financière. Cette cérémonie consacre la mise en œuvre effective de la reforme de la comptabilité publique : déconcentration de l’ordonnancement, tenue en partie double, approche des droits constatés, déploiement du réseau comptable national chapeauté par l’ACCT, avec la matérialisation de la DGTCP », a fait savoir le ministère de finances.
A travers cette prestation, le comptable public ne se contentera désormais plus uniquement à suivre l’exécution du circuit de la dépense publique, mais enregistrera également tous les flux réels, en termes de dettes, créances, immobilisations, et autres, engagés par les entreprises, y compris l’Etat congolais.
« Jusqu’aujourd’hui, la comptabilité tenue par le comptable était une comptabilité budgétaire, c’est maintenant que nous allons passer à la comptabilité générale. De ce fait, le comptable public doit comprendre ce qu’on appelle la comptabilité en droit constaté ou comptabilité de l’exercice, à quoi elle diffère à la comptabilité budgétaire ou des engagements tenus par les ordonnateurs », expliquait le directeur général intérimaire de la DGTCP, Serge Maabe.
Jean-Baptiste Leni