RDC : pour l’ODEP, la libération du Directeur administratif et financier de TRANSCO est un « coup porté à la lutte contre la corruption prônée par Félix Tshisekedi »

Les agents de Transco accompagnés des animateurs de l'ODEP au parquet de Kinshasa/MATETE. ph. DESKECO.com
PAR Deskeco - 12 jan 2021 12:57, Dans Entreprises

L’Observatoire de la Dépense Publique (ODEP) dit suivre de près le déroulement de sa dénonciation, déposée le 1er octobre 2020 au parquet général près la cour d’appel de Kinshasa-Matete, sur le détournement de denier public à la société TRANSCO, par son équipe dirigeante.

Dans un communiqué de presse publié ce mardi 12 janvier, l’ODEP dénonce la libération du Directeur Administratif et Financier de TRANSCO, Aimé Wasongolua Vumi. Pour cette ONG, sa libération est un coup porté à la lutte contre la corruption prônée par Félix Tshisekedi.

« La mise en liberté conditionnelle du Directeur Administratif et Financier de TRANSCO Mr Wasongolua Vumi Aimé, après sa détention provisoire à Makala, alors que les faits reprochés à ce dernier sont très graves. Selon les sources judiciaires, cette liberté serait obtenue suite aux implications de hauts magistrats et hautes personnalités politiques. Ce que nous considérons comme étant un coup porté à la lutte contre la corruption, prônée par le Président de la République et l’ingérence aux affaires judiciaires », déplore l’ODEP.

Cette ONG déplore également le fait que le Directeur général a.i de Transco, Jhon Andrew Bongi  Blackson, n’a jamais répondu à l’invitation du parquet jusqu’à ce jour.

« Le DG ai de TRANSCO Jhon Andrew Bongi  Blackson, cité dans le même dossier n’a jamais répondu à l’invitation du parquet et continue à narguer la justice, grâce à ses parapluies politiques », indique le communique de l’ODEP.

Pour rappel, l'Observatoire de la Dépense Publique (ODEP) avait déposé, début octobre 2020, devant le parquet général de Matete au moins 130 pièces à conviction pour démontrer la mauvaise gestion au sein de TRANSCO, après la publication de son rapport sur cette entreprise publique. Plus d’une semaine plus tard, le parquet avait demandé à l’ODEP de confirmer sa dénonciation. Ce qui a été fait lundi 12 octobre de la même année. Dans son rapport, cette ONG a démontré qu’il y a eu détournement des subventions du gouvernement et des recettes par le Directeur Administratif et Financier. L’organisation a apporté des preuves sur les allégations des détournements des subventions de carburant, des recettes mobilisées par la société et la location des bus, des détournements des recettes publicitaires ainsi que la constitution des caisses parallèles. Mais jusqu’à ce jour aucun procès n’a été ouvert. 

Jordan MAYENIKINI

 
 

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