Coronavirus : voici les mesures économiques arrêtées dans les pays africains pour soutenir les PME et les menages

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PAR Deskeco - 19 mar 2020, Dans Actualités

La République démocratique du Congo a pris un train de 13 mesures susceptibles d’endiguer la propagation du coronavirus dans le pays. Ces mesures vont de la suspension des vols en provenance des pays à risque à la fermeture, durant 4 semaines, des écoles, universités, bars et églises en passant par la limitation à 20 personnes dans les lieux publics.

Cependant, certains analystes déplorent que le gouvernement Congolais n’aient prévu rien dans le sens de compenser le manque à gagner par les petites et moyennes entreprises durant cette période de non activités. De même, l’Exécutif Congolais n’a annoncé aucun fonds pour venir en aide aux personnes vulnérables qui seraient affectées par ces mesures de restriction durant cette période de pandémie.

DESKECO.COM a fait la revue de la presse étrangère pour montrer ce que les autres pays africains ont arrêtés comme mesures économiques pour soutenir les entreprises notamment les PME voire pour soutenir les ménages affectés par la pandémie. Tour d’horizon.

Tunisie : la Banque centrale annonce des mesures pour soutenir les opérateurs économiques (Agence Ecofin)

La Banque centrale de Tunisie annonce des mesures exceptionnelles dont la possibilité accordée aux entreprises, clients de catégorie 0 et 1, de reporter l’échéance de remboursement des prêts professionnels contractés auprès des banques durant la période de mars 2020 à fin septembre 2020. De nouveaux crédits pourront être accordés aux bénéficiaires du report des échéances par les banques et établissements financiers tunisiens, ceci après évaluation de la situation du client

Kenya : les banques prennent des mesures pour protéger les finances des citoyens (RFI)

Dans la perspective d’une aggravation de l’épidémie de coronavirus dans le pays, les acteurs économiques kényans, et notamment les banques, prennent des mesures pour protéger l’économie et les finances des citoyens. Ils ont rencontré le président Kenyatta qui les a remerciés pour leurs efforts, tout en restant lucide sur le choc économique à venir.

Pour protéger le dynamisme économique et la santé des citoyens, la Banque centrale favorise le transfert d’argent par téléphone afin de limiter la manipulation des billets, sur lesquels le virus pourrait rester actif plusieurs jours. Les plafonds des transactions téléphoniques ont été remontés et les frais de transferts réduits.

Le gouverneur de la Banque centrale Patrick Njoroge a annoncé d’autres mesures : « Nous ne voulons pas que cette crise sanitaire devienne une crise financière. Nous prendrons toutes les mesures permettant une continuité du service bancaire. Ensuite tous les billets sortant des banques seront mis en quarantaine pendant au moins une semaine. C’est largement suffisant pour que le virus devienne inactif. »

Pour les emprunteurs, leurs remboursements attendus ce mois-ci pourront être retardés d’un an. Les prêts contractés avant le 2 mars pourront être adaptés, avec des retards d’échéances. Le président Kenyatta a directement remercié les représentants du secteur. « Cette crise sanitaire aura sûrement un impact financier et économique. Notre tourisme va être touché, tout comme nos restaurants ou nos commerçants qui dépendent des importations. Tous ces gens dépendent de vous. Et vous avez répondu à l’appel, prouvant que vous n’êtes pas seulement des hommes d’affaires mais aussi des patriotes. Parce qu’au bout du compte, nous avons besoin les uns des autres. »

Le chef de l’État a également lancé un nouvel avertissement à tous ceux qui tenteront de profiter de cette crise sur le dos des Kényans. Ils seront sévèrement punis. Certains ont d’ailleurs déjà été arrêtés.

Afrique du Sud : le gouvernement en discussion avec le secteur privé et les syndicats (Le Point)

Le pouvoir en place a déjà commencé à travailler avec le secteur privé et les syndicats pour concevoir un plan de relance, en dépit du budget qui atteint un niveau record d'endettement par rapport au PIB.

Nigéria : 121 millions d’euros pour les ménages et les PME (Le Point)

La Banque centrale nigériane (CBN) a annoncé lundi la création d'un fonds de soutien à l'économie du pays le plus peuplé d'Afrique, durement impactée par les effets du coronavirus, ainsi que d'autres mesures de soutien au secteur de la santé. L'économie du Nigeria, premier producteur de pétrole en Afrique subsaharienne, subit de plein fouet la chute des cours mondiaux du baril liée à la baisse de la demande chinoise et à la guerre des prix que se livrent l'Arabie saoudite et la Russie. Un fond de microfinance sera débloqué « à hauteur de 50 milliards de nairas (121 millions d'euros) pour les ménages et les micro et petites entreprises qui ont été particulièrement touchés par Covid-19, y compris, mais sans s'y limiter, les hôteliers, les prestataires de services aériens, les marchands de soins de santé », a déclaré le gouverneur de la CBN, Godwin Emefiele, au cours d'une conférence de presse à Abuja. Il a également annoncé une « aide au crédit pour l'industrie de la santé afin de répondre à l'augmentation potentielle de la demande de services et de produits de santé » en facilitant les conditions d'emprunt pour les entreprises pharmaceutiques, les hôpitaux et les praticiens désireux de développer leur activité ou leur offre de soins localement.

Maroc : un fonds spécial de 934 millions d’euros pour adapter les infrastructures à la pandémie du coronavirus (Le Point)

Un fonds spécial doté de 10 milliards de dirhams (934 millions d'euros) a été créé pour, selon le communiqué du cabinet royal prendre en charge « des dépenses de mise à niveau du dispositif médical, en termes d'infrastructures adaptées et de moyens supplémentaires à acquérir, dans l'urgence ».

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