Le député national Pacquis Nganini Atabakutuba a adressé une question orale avec débat au ministre des Finances. Elle porte sur la gestion, la certification, la hiérarchisation et le paiement de la dette intérieure publique en République démocratique du Congo.
L'élu dit vouloir obtenir « des réponses claires » sur les irrégularités signalées dans ce dossier, sur le respect des procédures de la dépense publique et sur la transparence des décaissements. Il s'inquiète aussi des risques de fraude dans le processus de paiement.
« Qui est payé ? Sur quelle base ? Selon quel ordre de priorité ? Avec quels contrôles ? Et qui répond des éventuelles violations des procédures ? », demande-t-il dans une déclaration publiée sur les réseaux sociaux.
Le député rappelle que les opérateurs économiques, les fournisseurs de l'État et les créanciers publics « ne peuvent pas être abandonnés à l'opacité ». Selon lui, la dette publique ne doit être « ni un instrument de favoritisme, ni un terrain propice à la fraude, ni un mécanisme d'enrichissement illicite ».
Pacquis Nganini se garde toutefois de toute accusation nominative.
« Je ne condamne personne avant que les faits soient établis », écrit-il.
Il refuse en revanche que « les questions légitimes sur la gestion des finances publiques restent sans réponses ». Il attend du ministre « des explications précises, des documents vérifiables et des engagements concrets ». Il prévient que si des irrégularités sont établies, « les responsabilités devront être dégagées conformément à la loi ».
Pour l'élu, cette démarche relève moins d'un « simple droit de parole » que de son «devoir de contrôle parlementaire au nom du peuple congolais ».