RDC : Kobold Metals mise notamment sur l'Intelligence artificielle pour explorer le lithium d'ici 2027

Lithium
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PAR Deskeco - 14 avr 2026 15:41, Dans Mines

L’entreprise Kobold Metals opte pour l’usage de technologies de pointe de dernière génération pour explorer la filière du lithium en République démocratique du Congo (RDC). Elle annonce le lancement d’une vaste campagne d’exploration de ce minerai stratégique d’ici 2027, avec un investissement annoncé de plus de 50 millions de dollars américains.

L’entreprise, soutenue par les milliardaires américains Jeff Bezos et Bill Gates, a tenté en vain d’accéder aux archives géologiques de la RDC, dont une partie est conservée au Musée royal de l’Afrique centrale de Tervuren, en Belgique, d’où l’alternative du recours notamment à l’intelligence artificielle.

L’objectif est d’identifier et de cartographier les gisements potentiels de lithium, un élément essentiel dans la fabrication des batteries rechargeables qui équipent la quasi-totalité des véhicules électriques, une révolution mondiale pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et diminuer la dépendance au pétrole et au gaz.

Ce matériau est également présent dans la quasi-totalité des appareils électroniques portables que les humains utilisent au quotidien : smartphones, ordinateurs portables, tablettes, montres connectées, écouteurs sans fil, etc.

Concrètement, Kobold Metals, qui dispose actuellement de 13 permis de recherche, mise sur un programme qui prévoit 30 000 km² de levés aéroportés, ainsi que des forages et le prélèvement de plus de 30 000 échantillons géochimiques.

Le plus grand gisement au centre de cette exploration est celui de Manono, considéré comme l’un des plus importants au monde.

Dans son livre blanc publié en décembre 2025 sur la création de la valeur ajoutée pour certains minerais stratégiques de la RDC, l’ONG Resource Matters, engagée pour la transparence et la bonne gouvernance du secteur extractif, avait noté un manque de rigueur de la part des autorités congolaises dans l’octroi des permis, notamment d’exploration du lithium.

Selon l’ONG, les permis sont octroyés sans « appels d’offres compétitifs » et selon « des allocations ad hoc », évoquant à titre d’exemple le cas de l’entreprise Tantalex Lithium Resources, qui détient une participation dans Minicom Mining SAS, laquelle contrôle le permis d’exploitation des résidus miniers de Manono. Selon Resource Matters, cette société a réalisé une évaluation économique préliminaire en 2023 et signé un contrat d’écoulement avec Glencore, alors qu’elle n’a pas encore finalisé son étude de faisabilité ni son étude d’impact environnemental et social.

 

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