Plus de la moitié des sociétés minières concernées n'ont pas rendu compte de leurs obligations sociales en 2023, ce qui démontre leur faible implication dans la réparation des préjudices causés par leurs activités aux communautés locales. C'est ce que révèle le dernier rapport de l'Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE RDC), qui date de décembre 2025.
Selon ce rapport, 49 entreprises étaient retenues dans les périmètres de déclaration, où l'on comptait 36 entreprises titulaires d'au moins un permis d'exploitation (PE), les 13 restantes étant soit des entités de traitement, soit des entreprises en phases d'exploration.
21 de ces entreprises seulement sur les 49 ont déclaré des dépenses sociales obligatoires pour un montant total courant de 25,27 millions de dollars américains (USD).
En effet, Tenge Fungurume Mining (TFM), qui est déjà à la phase de production, émerge en tête des sociétés avec le plus de dépenses sociales obligatoires en 2023, avec 8,15 millions USD payés. Elle est suivie de Commus qui, elle aussi est à la phase de production, avec 3,38 millions USD, Kamoa Copper avec 2,94 millions USD, ainsi que de la Sicomines avec 2,68 millions USD. La liste n'est pas exhaustive.
Entre-temps, des organisations de la société civile ont multiplié les appels sur les effets néfastes de l'exploitation minière sur les communautés locales, qui ne bénéficient pas, dans beaucoup de cas, de ces exploitations.