La situation financière de l'État congolais a été marquée par un écart notable entre les recettes mobilisées et les prévisions budgétaires au cours de la période du 20 au 27 mars 2026, selon les données publiées par la Banque centrale du Congo (BCC).
D'après le tableau de suivi arrêté au 26 mars 2026, les régies financières ont mobilisé un total de 1.605,2 milliards de francs congolais (CDF), contre une prévision de 2.281,2 milliards de CDF, soit un taux de réalisation inférieur aux attentes.
Dans le détail, les recettes ont été principalement générées par trois grandes administrations financières :
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la Direction générale des impôts (DGI) arrive en tête avec 631,7 milliards de CDF ;
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la Direction générale des douanes et accises (DGDA) a mobilisé 578,5 milliards de CDF ;
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de son côté, la Direction générale des recettes administratives, judiciaires, domaniales et de participations (DGRAD) a contribué à hauteur de 395,0 milliards de CDF.
Parallèlement, les dépenses publiques ont atteint 2.599,8 milliards de CDF sur la même période, traduisant une pression accrue sur les finances de l'État. Ces décaissements ont été dominés par les charges salariales, qui se sont élevées à 1.086,3 milliards de CDF, confirmant le poids important de la masse salariale dans le budget national.
Les frais financiers, bien que relativement modestes, se sont établis à 37,0 milliards de CDF, contribuant également aux sorties de trésorerie.
Divine Mbala