Réunion de coordination du Corridor de Lobito : les parties entendent une harmonisation des processus de réglementation et de facilitation, avec des objectifs et responsabilités clairs

Le président de l’Union africaine João Lourenço lors de la réunion inaugurale de coordination du Corridor de Lobito tenue de 5 au 6 février 2026
Le président de l’Union africaine João Lourenço lors de la réunion inaugurale de coordination du Corridor de Lobito tenue de 5 au 6 février 2026
PAR Deskeco - 07 fév 2026 07:08, Dans Actualités

La première réunion de coordination du mécanisme du Corridor de Lobito, tenue jeudi 5 février à Luanda, est une avancée importante dans la consolidation opérationnelle de ce projet stratégique reliant l’Angola, la République démocratique du Congo et la Zambie.

Les parties prenantes ont exprimé leur volonté commune d’aller au-delà des engagements initiaux, mettant accent sur l’harmonisation des processus de réglementation et de facilitation, assortie d’objectifs précis, de responsabilités clairement définies et d’un mécanisme de suivi régulier. C’est ce qu’a fait savoir João Lourenço, président de l’Union africaine. 

« Cette réunion de haut niveau sur le mécanisme de coordination du corridor de Lobito représente donc une étape de consolidation consistant à porter la coordination à un niveau plus opérationnel, à assurer l'harmonisation des processus de réglementation et de facilitation, avec des objectifs, des responsabilités et un suivi régulier », a déclaré le président de l’Union africaine João Lourenço.

Avant d’ajouter,

« Le corridor du Lobito s'est avéré être un axe clé de liaison entre l'Angola, la République démocratique du Congo et la Zambie, avec un énorme potentiel pour dynamiser le commerce, la production, la logistique et la transformation économique dans notre région ».

Ouverte jeudi  février par le président angolais João Lourenço, également président en exercice de l’Union africaine, cette rencontre, qui a réuni les délégations de trois pays ainsi que plusieurs partenaires techniques et financiers, dont la Banque mondiale, la Banque africaine de développement (BAD), la Banque européenne d’investissement (BEI) et l’Union européenne, a permis d’aborder l’état d’avancement de ce méga projet chiffré à 6 milliards USD.

Selon João Lourenço, en reliant l’océan Atlantique aux zones productives de l’intérieur du continent, le corridor va jouer un rôle structurant dans l’intégration économique régionale, voire dans la mise en œuvre effective de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

Le président angolais a, à cet égard, insisté sur le caractère stratégique des infrastructures qui constituent l’épine dorsale du corridor. 

« Nous considérons qu’il est important de veiller à ce que les infrastructures ferroviaires, routières et énergétiques du Corridor de Lobito soient entièrement réhabilitées et interconnectées, afin d’assurer efficacité et compétitivité », a-t-il souligné. 

Il a également jugé « pertinent et stratégique » la réhabilitation de la section ferroviaire en RDC, la matérialisation de la liaison ferroviaire et routière avec la Zambie, ainsi que l’interconnexion du réseau énergétique angolais avec les pays voisins.

« Sans cet effort, la réalisation d’un corridor de développement efficace pour nos pays, intégré dans le contexte de l’économie mondiale, sera beaucoup plus difficile », a-t-il prévenu, soulignant les bénéfices attendus pour les populations et les activités productives des trois États.

Le Corridor de Lobito vise principalement à faciliter l’exportation des minerais produits dans les bassins miniers du Grand Katanga, en RDC, et du Copperbelt, en Zambie. En juillet dernier, les présidents Félix Tshisekedi, João Lourenço et Hakainde Hichilema avaient signé à Lobito un accord tripartite destiné à optimiser l’utilisation de cette infrastructure ferroviaire stratégique.

Jean-Baptiste Leni 

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