RDC : pour Francine Muyumba et Marie-Ange Mushobekwa, la ratification de l’accord créant la ZLECAF à l’Assemblée nationale est « précoce »

Assemblée nationale RDC. Ph. Droits tiers.
PAR Deskeco - 22 jan 2021 15:38, Dans Actualités

La ratification de l’accord créant la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF) aura lieu ce vendredi 22 janvier au cours de la plénière convoquée par le bureau d’âge de l’Assemblée nationale. Les députés vont bien avant, examiner et adopter le rapport de la commission mixte, relations extérieures-économique, financière et contrôle budgétaire qui examinait en profondeur ce projet, après débat en plénière.

Au niveau de la sphère politique les opinions divergent. Pour la sénatrice Francine Muyumba, la RDC devrait d’abord effectuer plusieurs réformes économiques avant de procéder à la ratification de l’accord créant la ZLECAF.

« La #RDC devrait reporter la ratification de l'accord sur les #ZLECAF. Il nous faut d’abord procéder à plusieurs réformes économiques. Une ratification rapide aurait des conséquences très lourdes pour l'économie nationale. Je lance un appel patriotique aux élus du peuple », indique un tweet de Francine Muyumba.

Pour sa part, Marie-Ange Mushobekwa, députée nationale, estime qu’il faut retarder la ratification cet accord de plus ou moins 3 ans afin de permettre à la RDC de se préparer. Elle craint que la RDC rencontre le même problème que le « Brexit » britannique.

« La plénière de tous les enjeux today. L'avenir de notre pays en dépend. La #RDC n'est pas encore prête à affronter une concurrence "sauvage". Il faut retarder la ratification de cet accord de 2 ou 3 ans le temps de nous préparer. Les britanniques en savent qlq chose #BREXIT », a-t-elle déclaré via Twitter.

Selon la Banque Mondiale, la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) pourrait permettre aux pays africains de faire sortir de l'extrême pauvreté 30 millions d’habitants et d'accroître le revenu de 68 millions d'autres personnes qui vivent avec moins de 5,50 dollars par jour. Sur les 450 milliards de dollars de gains potentiels, environ 300 milliards proviendraient des mesures de facilitation du commerce visant à lever les freins bureaucratiques et à simplifier les procédures douanières. La mise en œuvre de la ZLECAf permettrait de mener à bien les réformes de fond nécessaires pour stimuler la croissance à long terme dans les pays africains.

Jordan MAYENIKINI

 
 

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