RDC : plusieurs secteurs économiques frappés par les mesures de restriction contre le covid-19

aéroport de ndjili
PAR Deskeco - 25 mar 2020, Dans Actualités

La pandémie du covid-19 est une crise sanitaire aux conséquences économiques lourdes dans tous les pays affectés. Les économies développées comme celles en voie de développement sont déjà durement frappées par les effets négatifs du coronavirus.

Les pays avancés sont d’une manière générale, selon le FMI, mieux placés pour faire face à la crise. Cependant, de nombreux pays émergents ou à faible revenu font face à des difficultés considérables. Ils sont particulièrement touchés par des sorties de capitaux, et la riposte des pays à l’épidémie pèsera lourdement sur l’activité intérieure, prévient le FMI. Les investisseurs ont déjà retiré 83 milliards de dollars des pays émergents depuis le début de la crise, ce qui constitue la plus grande sortie de capitaux jamais enregistrée, selon la Directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva.

En RDC, parmi les 13 mesures de restriction arrêtées par le gouvernement le 18 mars, il a y a notamment, outre la suspension des vols internationaux en provenance des pays à risque, celle relative à la fermeture de certaines activités commerciales notamment les bars, bistrots, discothèques, salle de fête, funérariums. A ceci, il faut ajouter les autres mesures préconisées par le gouverneur de la ville de Kinshasa à savoir la réduction du nombre des passagers dans le transport en commun ou encore la vente seulement des denrées alimentaires dans les quatre grands marchés de la capitale (Marché Central, Gambela, Marché de Liberté, Somba Zigida). Ce qui fait que tous les autres commerçants des produits manufacturés de ces marchés sont réduits au chômage forcé.

Avec la suspension, décrétée le mardi 24 mars par le président de la République, des vols domestiques entre Kinshasa et les provinces dans le deux sens, tous les secteurs connexes sont frappés : l’hôtellerie, la restauration, transport.

Tout compte fait, la Régie des voies aériennes (RVA) est une des grandes sociétés à être frappées. La RVA verra ses recettes sensiblement diminuées du fait de la suspension des vols internationaux et domestiques en ce qui concerne la ville de Kinshasa qui reste l’aéroport le plus fréquenté de la RDC. Les recettes de Go-pass vont particulièrement en pâtir non sans compter toutes les autres taxes et redevances que paient les compagnies d’aviation pour l’utilisation des installations aéroportuaires gérées par la RVA.

Il y a aussi les compagnies aériennes locales qui subissent ces mesures de restrictions avec surtout la suspension de la ligne Kinshasa vers toutes les villes de provinces. Congo Airways, CAA et bien d’autres compagnies qui réalisent le gros de leur chiffre d’affaires avec la desserte de Kinshasa vont durement ressentir le manque à gagner du fait de la réduction de leurs vols vers ou partant de la capitale de la RDC.

Dès lors, le transport aérien, le transport en commun, l’hôtellerie, la restauration, les petits commerces notamment les tenanciers des bars et autres bistrots et salles de fête, subissent les effets négatifs de la pandémie au coronavirus en RDC. de même, des milliers de travailleurs sont d'ores et déjà en chômage du fait de la suspension de ces actiuvités économiques.

Le pays enregistre, au 24 mars au soir, 48 cas confirmés dont trois décès et 1 guéris.  A ce jour, le gouvernement n’a pas encore pris des mesures pour aider les grandes sociétés et les PME touchées par le choc du coronavirus dans le pays.

Amédée Mwarabu

 
 

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