RDC :Le président du CES plaide pour une "charte sociale" devant assurer le développement socio-économique durable

Président du CES
PAR Deskeco - 05 déc 2019, Dans Actualités

Le Conseil économique et social (CES) a clôturé sa session d'octobre le mardi 3 décembre. La cérémonie solennelle a eu lieu dans la a salle des spectacles du Palais du peuple. 

Dans son allocution de circonstance, le président du CES, Jean-Pierre Kiwakana a déploré les situations dramatiques que vit la RDC dans la partie Est, dans l'espace Kasaï, ou encore à Kinshasa, au Sud-Ubangi et dans la Mongala, où les inondations et autres glissements de terrain ont causé des dégâts humains et matériels importants. 

« Nous sommes là en train de subir des conséquences d’une absence de gouvernance prévisionnelle qui devrait, à ce jour, nous inciter à la recherche d’une voie plus rationnelle et plus constructive pour le développement », a dit le président du CES, appelant à plus de « sagesse » pour accompagner le pays et « éviter de fragiliser davantage la situation ». 

Pour lui, une de voie de sortie est de « revisiter la manière de faire et d’agir politique. « Il est plus qu’important et urgent de s’orienter de manière continue vers des réformes constructives », a-t-il dit. 

Outre ces drames aux fâcheuses conséquences sur le social et la sécurité des Congolais, Jean-Pierre Kiwakana a indexé « les agitations politiciennes observées actuellement dans les provinces. Selon lui, elles sont contraires aux objectifs de la décentralisation et de la gouvernance responsable. 

« Les provinces ne sont pas des petits « Etats indépendants », ni des cadeaux qu’on a donnés à un groupe des gens, ni moins une association d’originaire. Elles contribuent à la République et doivent obéir aux exigences de la gouvernance responsable », a-t-il dit. 

Dès lors, Jean-Pierre Kiwakana propose une « charte sociale qui nous donnera l’occasion d’intérioriser cette réalité et la vivre au quotidien pour un meilleur vivre qui assurera la gradeur de la RDC ». 

Justifiant sa proposition d’une charte sociale, le président du CES fait le constat suivant : « La RDC, notre pays, est l’un des pays les plus pauvres du monde, avec un Produit Intérieur Brut (PIB) de 495 USD par habitant et par an…Situation inimaginable pour un pays qui avait-il même niveau que le Canada en 1960. La RDC est présentée comme un état fragile ». 

Et d’ajouter : « Il faut donc un changement de paradigme de manière urgente et radicale. La RDC doit procéder à sa refondation. La communauté congolaise a la responsabilité de transformer son pays en un État de droit et en un foyer de paix, de stabilité politique, économique et sociale. Un outil comme la Charte Sociale se révèle nécessaire et exige l’adhésion de toutes les composantes de la société ». 

De son avis, la RDC a besoin d’une « charte sociale » « pour marquer une rupture avec la situation actuelle et une ouverture vers des perspectives de la refondation de l’Etat-Nation, à travers un ensemble de valeurs librement consenties par toutes les parties prenantes ». 

« La charte permettra à toutes les parties prenantes d’intérioriser et de vivre les vœux exprimés par l’hymne national. Tout en s’inscrivant dans le cadre des Déclarations et Conventions Internationales, la Charte Sociale a pour vocation de contribuer à rendre effectif les droits fondamentaux (économiques, sociaux, culturels et environnementaux garantis) des citoyens garantis par la Constitution », soutient le patron du CES. 

Amédée Mwarabu 

 
 

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