RDC :Les dépenses non exécutées chiffrées à 986 millions USD au 30 juin 2019 

PAR Deskeco - 02 aoû 2019, Dans Actualités

Les dépenses exécutées au budget national en date du 30 juin 2019 sont évaluées à 3.079.195.203.759.FC (1,762 milliard USD) contre des prévisions linéaires de 4.802.445.328.869 FC (2,748 milliards USD) , soit un taux d'exécution de 64,1%, selon les données de la Direction de la préparation et de suivi du budget.

Il se dégage donc que les dépenses non exécutées sont de l'ordre de 986,96 millions USD, à juin 2019. Ce gap signifie que les régies financières n'ont pas mobilisé suffisamment des recettes publiques pour permettre à l'Etat d'avoir les moyens de sa politique. 

Tout aussi, à l'analyse de l'état des finances publiques, il s'observe que les dépenses destinées aux institutions politiques sont soit financées à 100%, soit même en dépassement budgétaire. Ce qui n'est pas le cas des dépenses pro-pauvres. 

En effet, les dépenses n'ont exécutées touchent les secteurs pro-pauvres. La Direction de la préparation et de suivi du budget renseigne que les dépenses destinées à la lutte contre la (DCLP) n'ont été exécutées qu'à la hauteur de 1. 063.056.163.536 CDF ((608,50 millions USD) contre les prévisions linéaires de 1.786.462.046.954 FC(1,022 milliard USD) , soit un taux d'exécution de 59,5%, à la date du 30 juin 2019. 

Donc, il a manqué 413,5 millions USD pour exécuter la totalité des dépenses de lutte contre la pauvreté en République démocratique du Congo. 

Parmi les dépenses de lutte contre la pauvreté qui ont été les mieux exécutées, il y a celles destinées au Fonctionnement des institutions(taux d'exécution de 97,3%), les Rémunérations (91,5%), les investissements sur ressources propres (61,9%).

Toutes les autres dépenses de lutte contre la pauvreté ont été exécutées en deçà de 50%: Contrepartie des projets 27,1%; Dépenses exceptionnelles sur ressources propres 31,7%; Fonctionnement des Ministères 17,2%; Interventions économiques, sociales, culturelles et scientifiques 42,7%; Investissement sur ressources extérieures 15,8%; Investissements sur ressources transférées aux provinces et ETD 3,4%; Subventions aux services EX-BPO 28,9%.

Amédée Mwarabu

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