RDC : Le présidium de Lamuka annonce des manifestations contre « le détournement et la corruption institutionnalisée »

PAR Deskeco - 28 sep 2019, Dans Actualités

Dans leur communiqué publié ce samedi, les dirigeants de Lamuka se disent  « fortement préoccupé par les graves dérives observées dans la gestion du patrimoine et maigres ressources de l’État, la perpétuation et l'enracinement de la corruption, les marchés attribués de gré à gré, des actes de concussion, du tribalisme mais surtout regrette la banalisation du mal par ceux qui sont censés protéger les intérêts de la Nation et de combattre les antivaleurs ».

Ainsi, Lamuka éxige des réformes institutionnelles afin “d’enclencher la renaissance de la Nation”. Il demande aussi autorités judicaires à “enclencher avec responsabilité et sans désemparer les enquêtes et autres investigations afin d’éclairer la Nation sur le pillage des ressources de l’État, la corruption ainsi qu’à la captation des deniers publics à l’instar du détournement présumé des 15 millions de dollars et surtout de sanctionner les auteurs et acteurs éventuels en vue de mettre fin à la gabegie et ?au modèle predatocratique qui obère l’avenir de la Nation”.

Le 23 septembre, Félix Tshisekedi s’était exprimé sur les 15 millions USD de bonus de l’Etat prélevé sur les revenus des produits pétroliers. Dans une interview accordée aux médias français, il avait affirmé qu’il s’agissait pas de corruption, selon ses informations.

« Selon mes informations, il s’agit non pas d’un détournement de fonds, mais d’une affaire de rétrocommissions. Nous sommes certains que ce n’est pas de l’argent volé au Trésor. En réalité, il y a eu de la maladresse. L’inspecteur général des finances est un peu sorti de sa mission et je l’ai d’ailleurs appelé pour le lui dire, tout en l’assurant de mon soutien face aux menaces inacceptables qu’il a pu recevoir », a t-il déclaré.

Selon le rapport sur l’Indice de perception de la corruption pour l’année 2018, publié 29 janvier par Transparency international, principale organisation de la société civile de lutte contre la corruption, la RDC est classée parmi les vingt pays les plus corrompus du monde. Avec un score de 21%, le pays occupe la 161ème place sur 180 pays évalués.

Le pays perd chaque année au moins 15 milliards de dollars du fait de la corruption et de détournement des fonds publics, avait révélé en juin 2018 Luzolo Bambi, à l’époque conseiller spécial du chef de l’Etat en matière de bonne gouvernance, lutte contre la corruption et financement du terrorisme.

Félix Tshisekedi a promis la mise en place sous peu d’une agence de lutte contre la corruption.

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