RDC : Des chiffres records de Kibali Gold Mine au 3ème trimestre 2019

PAR Deskeco - 25 oct 2019, Dans Actualités

La société minière Kibali Gold Mine, spécialisée dans l’exploitation de l’or au Nord-Est de la République démocratique du Congo, se réjouit des nouveaux records de production réalisés au troisième trimestre de l’année en cours notamment par son exploitation souterraine et sa descenderie verticale. Ce qui permet à cette mine d’or d’atteindre, voire de dépasser, les prévisions de ses objectifs de production de 750.000 onces fixés pour cette année 2019.

A ce jour, le puits de Kibali a déjà atteint un nouveau record de production avec 619.092 onces. Et l’exploitation de la mine souterraine bat le record de production avec 978 Ktonnes de minerais au troisième trimestre de l’année 2019.

C’est ce qu’a indiqué mercredi dans la soirée à Kinshasa, le président et directeur général exécutif de la société Barick Gold qui exploite Kibali, Dr Mark Bristow, au cours de la 40ème conférence de presse trimestrielle de cette société minière depuis son existence en Rdc en 2010. Laquelle a été rehaussée de la présence des ministres du gouvernement de la République, des députés nationaux et sénateurs, des gouverneurs de province, d'autres officiels ainsi que des acteurs de la Société civile.

M. Mark Bristow a encore affirmé à cette occasion que la mine d’or de Kibali est à ce jour leader mondial dans l’automatisation. Et elle est en train d’atteindre une croisière supérieure avec la mise en service d’un système newtrax « qui pourrait fournir la collecte des données en temps réel, améliorer l’entretien prédictif, suivre et gérer la flotte, et mettre en place un système de sécurité numérique avec le suivi du personnel ».

Aujourd’hui, la société minière Kibali Gold Mine affirme avoir déjà investi dans le pays un montant de 2,8 milliards de dollars américains (en termes des contributions visibles directes dans la zone du projet et des contributions non-visibles) payés sous forme des taxes, permis, infrastructures, salaires et paiements aux fournisseurs locaux.

Quant aux questions juridiques et fiscales non résolues, Kibali Gold Mine dit être encore à la recherche des solutions. Et la société a déjà entamé des échanges avec le nouveau gouvernement de la République, le dialogue a repris sur diverses questions et une nouvelle dynamique s’installe.

A noter que la société minière de Kibali déplore que 15 mois aujourd’hui après la mise en vigueur du nouveau Code minier révisé de 2018, tous les titulaires des droits miniers à partir de juin 2018 ont maintenu leurs droits acquis en vertu du Code minier de 2002, et les impôts « illégaux » sont perçus « de manière opportuniste », dont la taxe pour la promotion de l’industrie locale ou taxe FPI, et celle de l'OGEFREM. La société dénonce aussi l’excès de trésorerie.

Et concernant les questions en suspens entre Kibali Gold Mine et le Gouvernement de la République, Dr Mark Bristow souligne que le dialogue avec le Gouvernement sur le nouveau Code minier de 2018 se poursuit. « Suite à la transition du pouvoir politique en RDC…, nous prévoyons d’ouvrir le dialogue avec le nouveau gouvernement pour une révision du Code minier de 2018. Nous croyons qu’il est encore possible d’arriver à une application plus équitable pour l'industrie », estime-t-il.

A savoir, la société Kibali Gold Mine considère que le nouveau Code minier révisé de 2018 comporte de nombreux problèmes qui font qu’investir en Rd Congo dans des conditions de faible croissance mondiale et de bas prix des produits de base, est nettement peu attrayant. « L’un des impacts du Code minier de 2018 est que les entreprises minières ne peuvent pas retirer de l’argent du pays pour verser les dividendes ou rembourser des prêts. Nous devons concilier et équilibrer le cadre juridique et politique en Rdc avec les prix à long terme des produits de base et l’attractivité relative de la Rdc », a déclaré le directeur général exécutif de la société Barick Gold.

Toutefois, il indique que les compensations fiscales convenues avec le Gouvernement sont partiellement mises en œuvre. Et l’accord pour le remboursement de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) avec l’Etat est aussi partiellement mis en œuvre.

Il affirme également qu’il y a des échanges positifs avec le ministre des Finances sur le suivi accéléré du paiement de la TVA, 186 millions de dollars américains en souffrance au 30 septembre 2019. Aussi, le dialogue a repris pour le crédit d’impôt sur l’impôt minimum sur les sociétés.

Le patron de Kibali Gold Mine signale également que « la taxe sur l’échantillonnage des carburants est toujours perçue par faute d’exécution de l’accord par le Gouvernement. La mise en œuvre et la fonctionnalité des corridors miniers artisanaux tardent à se mettre en place. Les creuseurs illégaux représentent une menace pour notre calendrier minier dans les zones d’exclusion établies. Ce qui nécessite une résolution urgente ».

Cependant, Dr Mark Bristow rassure que la société Kibali maintient son bilan solide en matière de santé, sécurité au travail et environnement, malgré la taille et la complexité de l’opération.

Classée dans le top 10 mondial des meilleures mines d’or, l’entreprise minière Kibali Gold Mine comprend 10 permis couvrant une superficie d’environ 1836 Km² dans les champs aurifères Moto du Nord-Est de la Rdc. C’est une joint-venture entre Barrick (45 %), Anglogold Ashanti (45 %) et la société parapublique congolaise SOKIMO (10 %). La mine a été développée et est exploitée par Barrick Gold Corporation.

Aujourd’hui elle compte explorer ses réserves additionnelles pour remplacer celles qui s’épuisent. La société va également poursuivre le perfectionnement professionnel de ses membres de la direction et les techniciens congolais.

Lepetit Baende

 

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