Nouvelle souche d'Ebola en RDC : le ministre de la Santé appelle à plus de financements dans le secteur de la recherche pour une production locale de vaccins adaptés aux besoins du pays

De g-d: le ministre de la Santé et son collègue de la Communication.
De g-d : Le ministre de la Santé et son collègue de la Communication.
PAR Deskeco - 27 mai 2026 14:47, Dans Actualités

 

Tirant les leçons de différentes souches de l'épidémie à virus Ebola dont la République démocratique du Congo fait face depuis l'apparition de la maladie en 1976, le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Dr Roger Kamba, a proposé au gouvernement des pistes de solution pour mieux prévenir contre cette maladie en cas de résurgence. 

Au-delà de "grands laboratoires" construits notamment à Mbandaka et dans le Bandundu, Dr Roger Kamba plaide d'abord pour plus d'investissements dans la recherche en vue de la production locale des vaccins adaptés aux besoins du pays: 

"Nous devons décentraliser le diagnostic, c'est-à-dire que nous devons avoir les petits laboratoires mobiles les plus proches possible. Et notre stratégie c'est d'en avoir dans chaque zone de santé. Voilà l'investissement qu'il faut faire pour avoir un laboratoire mobile dans chacune de 516 zones de santé. Et donc, c'est une question importante de disposer d'un maillage de laboratoires autour de ces zones de santé".

Invité spécial au briefing organisé le mardi 26 mai 2026 par son collègue de la Communication et Médias et porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, Dr Roger Kamba a étayé ses propos par des exemples concrets : 

"Nous devons maintenant beaucoup plus investir dans la recherche pour que le virus qui arrive, nous puissions rapidement le diagnostiquer et le traiter. Nous devons aller vers l'investissement pour la production locale des vaccins. Parce que si chaque fois nous devons appeler à l'étranger,...Vous savez, pour le Covid, une dose de vaccin coûtait au départ plus de 222 USD. Quand vous demandez un million de doses, vous faites 220 millions USD. Vous comprenez que c'est important que nous puissions en produire nous-même ici".

Et comme si cela ne suffisait pas, il a justifié sa déclaration par le fait que la recherche en RDC est faible:

"Notre recherche est faible. Nous devons vraiment la subventionner, car c'est grâce à ça qu'on va trouver le vaccin, le traitement et nous allons avoir des réponses adaptées à notre propre pays. La recherche occidentale est souvent basée sur les problèmes occidentaux: vous voyez par exemple, le Mpox a été déclaré chez nous depuis 1970, nous n'avons jamais eu de vaccin. Mais quand l'épidémie a commencé aux États-Unis et en Europe, en quelques mois seulement il y a eu le vaccin. C'est alors que nous en avons profité. Ça montre que la recherche est orientée en fonction des besoins de chacun".

Et de marteler: 

"Nous devons nous-même faire notre recherche pour répondre à nos propres besoins, et on doit financer plus la recherche dans l'INRB (l'Institut national de recherche biomédicale).

L'autre niveau de prévention, selon le ministre de la Santé publique, c'est de protéger les prestataires de soins:

"Nous devons disposer dans tous nos hôpitaux de manière générale maintenant des équipements de protection parce qu'on ne sait pas d'où va venir la prochaine attaque virale. Donc on doit être capable de répondre le plus rapidement possible".

Bienvenu Ipan 

Articles similaires