Le Président de la République a haussé le ton face aux menaces croissantes de pollution environnementale liées aux activités minières, en insistant sur la nécessité d’une réaction rapide pour protéger les populations et les écosystèmes.
S’appuyant sur le précédent de 2025 à Kasapa, dans la commune Annexe de Lubumbashi, où les activités de Congo Dongfang Mining (CDM) avaient provoqué une grave pollution des eaux, des sols et une destruction de la biodiversité, le Chef de l’État a rappelé avoir exigé le strict respect des normes environnementales par tous les exploitants.
Mais une nouvelle alerte vient raviver les inquiétudes. Des risques d’irradiation et de contamination radioactive ont été signalés sur le site de KCC à Kolwezi, dans le Lualaba. Une situation jugée préoccupante en raison de ses potentielles conséquences : exposition des travailleurs et des riverains à des radiations, apparition de maladies graves, contamination durable des sols, des cours d’eau et de la chaîne alimentaire.
Au-delà de l’impact sanitaire et écologique, le Président a mis en garde contre des répercussions socio-économiques majeures, notamment des déplacements de populations et une atteinte à la crédibilité du secteur minier congolais, pilier du développement national.
Face à cette menace, il a appelé à une vigilance accrue et à une mobilisation immédiate des autorités. Il a ainsi instruit la Première ministre de mettre en place en urgence une commission ad hoc chargée de suivre ce dossier, de coordonner les actions et de renforcer les mesures sanitaires, environnementales et techniques.
Objectif affiché : contenir les risques à Kolwezi et prévenir toute nouvelle catastrophe, tout en garantissant que l’exploitation minière en RDC se fasse dans le respect strict des normes nationales et internationales.
Jean-Baptiste Leni