Dans sa note de conjoncture économique consacrée à la dernière semaine du mois de février 2026, et consultée ce vendredi 6 mars par Deskeco, la Banque centrale du Congo (BCC) renseigne que « le plan de trésorerie de l'État, pour le mois de février 2026, prévoit un déficit prévisionnel, lequel sera entièrement couvert par des moyens de financement sains ».
« À cet effet, les recettes programmées se chiffrent à 1.953,5 milliards de CDF contre des dépenses à exécuter à hauteur de 2.718,0 milliards, dont 1.911,2 milliards seraient affectés aux dépenses courantes », peut-on lire dans la note de conjoncture.
C'est quoi « ces moyens de financement sains » ?
Cela signifie que le gouvernement de la RDC pourrait combler le déficit prévisionnel de 764,5 milliards de FC causé par cette situation par des emprunts auprès d'institutions, ou encore par des aides d'institutions comme la Banque mondiale et le Fonds monétaire international. En effet, le gouvernement de la RDC recourt souvent aux bons et obligations du Trésor pour emprunter de l'argent. Il est également en pleine exécution de certains programmes avec le FMI et la Banque mondiale. Le gouvernement ne va pas faire tourner la planche à billets pour combler ce trou.
Par ailleurs, une grande partie de ces dépenses, soit 2.718 milliards de FC, va être consacrée aux dépenses courantes (dont les salaires, le fonctionnement des ministères, etc.), et le reste va être dépensé pour les investissements, notamment la construction des routes et des hôpitaux.
Les recettes réalisées au 26 février
Selon la BCC, les recettes réellement collectées au 26 février se sont chiffrées à 1.828,7 milliards de CDF, soit un montant inférieur à la prévision mensuelle de 1.953,5 milliards de CDF.
Cet argent a été récolté par les régies financières, avec une contribution de 685,4 milliards de CDF pour la Direction générale des impôts (DGI), 532,4 milliards de CDF pour la DGDA (Direction générale des douanes et accises), ainsi que 185,0 milliards de CDF pour la DGRAD (Direction générale des recettes administratives, domaniales et de participation).
Les dépenses effectuées au 26 février
À cette date, le gouvernement avait déjà dépensé 1.872,0 milliards de CDF. C'est donc moins que les 2.718 milliards prévus pour le mois entier. Autrement dit, l'État n'avait pas encore tout dépensé à cette date-là.
1.049,5 milliards de CDF de cette somme ont permis de payer les salaires des agents et fonctionnaires de l'État, soit plus de la moitié des dépenses déjà effectuées. En outre, 27,7 milliards de CDF de ces recettes ont été payés comme frais financiers. Ce sont des intérêts que l'État paie sur sa dette.