Près de deux mois après, la RDC réouvre ses portes de demandes de droits miniers

Mines
PAR Deskeco - 27 jan 2026 12:01, Dans Mines

La République démocratique du Congo réouvre la demande de droits miniers. L’annonce a été faite par le service de Cadastre minier à travers un communiqué officiel, précisant que la mesure entrera en vigueur à partir de 2 février 2026. Cette réouverture intervient après près de deux mois de fermeture provisoire du guichet de réception de demandes de droits miniers et de carrière de recherche, annoncée le 15 décembre dernier.

La raison de cette fermeture, finissage de travaux d’assainissement du fichier cadastral. 

« Le Cadastre Minier porte à la connaissance du public que, conformément à son communiqué n° Cami/Dg/043/2025 du 15 décembre 2025, et à l'issue des travaux d'assainissement du fichier cadastral, le Guichet est rouvert, à compter de ce lundi 02 février 2026, à la réception de nouvelles demandes de droits miniers et de carrières de recherches », peut-on lire.

Avant d’ajouter, 

« À cet effet, le CAMI invite les requérants à se conformer strictement aux exigences légales pour le dépôt de dossier de toute demande ».

Grâce à ces travaux d’assainissement, 594 titres miniers et de carrières ont été repris en 2025 par l’État congolais. Ces titres représentent 37 253 carrés miniers, soit environ 31 648 km² de terrain libéré pour une gestion conforme aux règles nationales.

210 droits miniers classés en situation prolongée de force majeure ont été régularisés. Ces titres couvrent 18 709 carrés miniers et ont été reclassés comme actifs, ce qui rétablit les obligations fiscales, sociales et techniques de leurs titulaires.

L'Observatoire d'Études et d'Appui à la Responsabilité Sociale et Environnementale (OEARSE), une structure de la société civile, avait salué, dans une déclaration datée de 7 août 2025, l'assainissement du fichier minier par Cami, avant d’indiquer cela « ne devrait pas être une fin en soi, mais doit s'inscrire dans la durée ». L’organisation avait recommandé aux autorités congolaises de « garantir la transparence et l'intégrité du futur processus d'octroi des titres miniers »

OEARSE avait également recommandé la publication sans délai de la liste des 594 titres récupérés, estimant qu'une telle mesure renforcerait la redevabilité des institutions concernées, ainsi que l'intégration des exploitants miniers artisanaux. L'OEARSE note que plusieurs exploitants miniers artisanaux travaillent encore dans des conditions précaires, souvent sur des sites appartenant à des entreprises minières privées.

Pour rappel, bien que la diversification de l’économie demeure un sujet d’actualité en République démocratique du Congo, le secteur minier continue de représenter le pilier de l’économie congolaise. En 2025, les travaux de Cami ont été salutaires dans la mesure où ils ont permis au gouvernement de reprendre le contrôle de certains sites miniers.

Jean-Baptiste Leni

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