Le ministère de l’Économie nationale a annoncé des avancées significatives dans le règlement des Pertes et Manques à Gagner (PMAG), notamment en ce qui concerne les arriérés accumulés par les sociétés pétrolières opérant dans la zone Sud du pays, principalement au Katanga, ainsi que les dettes des sociétés pétrolières nationales.
« S’agissant des remboursements, les PMAG du premier et du deuxième trimestres 2025 (T1 et T2/2025) ont été totalement apurés par les banques commerciales, sur instruction du Ministère de l'Économie nationale, grâce aux ressources disponibles affectées à cette fin », a précisé préalablement le ministère dans un communiqué officiel auquel Deskeco a eu accès.
Cette mesure vise à soulager la trésorerie des opérateurs pétroliers et à renforcer la stabilité de l’approvisionnement en produits pétroliers. Au-delà des engagements récents, le gouvernement indique avoir également résorbé des dettes plus anciennes.
« En outre, le Ministère de l'Économie nationale a procédé au remboursement des arriérés des PMAG des exercices 2020 et 2021 des sociétés pétrolières de la zone Sud (Katanga), ainsi qu'au règlement des dettes des sociétés pétrolières nationales envers la SEP, la SOCIR et la COBIL SPSA pour les exercices 2020 à 2021 », souligne le même document.
Ces paiements constituent une étape importante dans l’assainissement des relations financières entre l’État et les opérateurs du secteur pétrolier.
Concernant les échéances de paiement à venir, elles interviendront vers la fin du premier mois de l’année 2026, a annoncé l’institution.
« S'agissant de la certification du troisième trimestre 2025 (13), réalisée en décembre 2025, le paiement des PMAG des T3 et T4/2025 interviendra après la certification du quatrième trimestre (T4), prévue pour fin janvier 2026 », indique la même source.
Le ministère de l’Économie tient par ailleurs à rappeler que ses communications s’inscrivent dans une logique de transparence et de résultats concrets.
« Il importe de rappeler à l'attention de l'opinion publique que, dans le cadre des actions courantes menées par le Ministère de l'Economie nationale au cours de l'exercice 2025, des communications officielles ont été régulièrement effectuées après l'obtention de résultats réels et incontestables, en l'occurrence les baisses des prix des produits pétroliers à la pompe », peut-on lire dans le communiqué.
Enfin, le ministère insiste sur le caractère concerté et officiel des décisions relatives aux PMAG.
« Les baisses des Pertes et Manques à Gagner (PMAG) communiquées sont consignées dans des procès-verbaux dûment signés par l'ensemble des parties prenantes au sein du Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP), à savoir les différents ministères concernés, la profession pétrolière et les organismes étatiques ».
À travers ces mesures de remboursement, le gouvernement veut ainsi stabiliser le secteur pétrolier, assurer la régularité de l’approvisionnement et préserver le pouvoir d’achat des consommateurs.
Fin 2024, le gouvernement congolais a accumulé une dette de 16.043.984 USD, alors qu’au cours des quatre dernières années, les pertes et manques à gagne avaient atteint en moyenne 340.796.000 USD par an, soit environ 170.398.000 USD par semestre, annonçait le ministre de l’Economie Daniel Mukoko Samba.
De ce fait, des discussions avaient eu lieu entre l’Etat congolais, représenté par la présidence, Primature, et BCC, avec des sociétés pétrolières telles que TOTAL ENERGIES et SOCIR, dans le but de maîtriser les risques financiers du secteur et d’éviter l’accumulation de dettes non contrôlées envers les opérateurs pétroliers.
En septembre 2025, des mesures visant à encadrer l’approvisionnement en produits pétroliers, notamment pour les sociétés minières, ont été annoncées, permettant, selon le ministère, une forte augmentation des recettes fiscales issues du secteur énergétique (de 4 milliards à 63 milliards FC par mois). Cette réforme imposait aux sociétés pétrolières de s’approvisionner exclusivement en carburants sous douane, avec obligation de déclaration et de paiement intégral des taxes et droits applicables. Bas du formulaire
Jean-Baptiste Leni