Pour faire face aux impacts des dépenses exceptionnelles de sécurité liées aux conflits dans l’Est de la RDC entre les rebelles du M23 et l’armée congolaise, le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) s’est engagé à appliquer certaines mesures, dont certaines ont été consultées par Deskeco dans un rapport du Fonds monétaire international (FMI) de juillet 2025.
Ces mesures sont notamment la réduction des dépenses en biens et services (frais de déplacement et de représentation, missions officielles, primes et gel de l’acquisition de véhicules), d’un montant équivalant à 0,5 % du PIB. Le FMI évoque aussi la « réduction de 20 % du traitement des hauts responsables et dirigeants d’institutions, à hauteur de 0,1 % du PIB » ainsi que la réduction d’un montant équivalant à 0,4 % du PIB des transferts et subventions, notamment ceux en faveur des entreprises d’État.
La situation sécuritaire dans l’Est de la RDC continue d’affecter l’exécution normale du budget de l’État. Dans une note d’analyse basée sur les états de suivi budgétaire à fin juin 2025, le Centre de recherches en finances publiques et développement local (Crefdl) estime à plus d’un milliard de dollars américains le total des paiements effectués selon cette procédure exceptionnelle.
Le ministère de la Défense nationale est largement en tête des entités dont le paiement a été effectué en procédure d’urgence, avec 634,7 millions USD, soit 70,5 % de ses dépenses, à cause de l’intensification des conflits dans la partie Est de la RDC.
Cette situation affecte le financement de projets d’utilité publique comme les écoles, les hôpitaux, les infrastructures routières, facteurs de la croissance économique dans le pays.
Bruno Nsaka