Dans son récent rapport sur la situation économique en République démocratique du Congo (RDC) intitulé « Du parking à la voie rapide : réformer les entreprises publiques », la Banque mondiale indique que le taux de change du franc congolais « s’est raffermi à mesure que la politique monétaire a absorbé l’excès de liquidités ».
« Après avoir oscillé autour de 2 850 CDF/USD pendant environ 18 mois, le CDF s’est apprécié de 30,4 % en glissement annuel en décembre 2025, inversant ainsi la dépréciation de 6,2 % enregistrée fin 2024 », peut-on lire dans le rapport.
Qui ajoute :
« La prime du marché parallèle était marginale, s’établissant en moyenne à 0,4 % jusqu’à la fin août, avant d’osciller dans une fourchette de -6 à 6 % au dernier trimestre 2025 en raison des pressions spéculatives. »
Cette institution indique également que la politique de change joue un rôle central dans la dynamique inflationniste, « dans l’économie dollarisée de la RDC, exposée aux fluctuations mondiales des prix des matières premières ».
Selon la Banque mondiale, l’appréciation de la monnaie a reflété un resserrement de la liquidité en CDF, résultant d’une offre accrue de dollars due à la hausse des exportations et des entrées de capitaux étrangers, combinée à des mesures visant le renforcement du cadre des réserves obligatoires et des réformes de dédollarisation.
« Les interventions de la BCC, de près de 500 millions de dollars américains, ont amélioré le fonctionnement du marché des changes et soutenu la monnaie », indique-t-elle.
Selon le même document, « l’appréciation de la monnaie, combinée à la baisse des prix mondiaux des denrées alimentaires et de l’énergie, a entraîné une forte baisse de l’inflation en 2025 », qui « est passée de 11,7 % à la fin de 2024 à 7,8 % en septembre 2025, puis a chuté à 2,3 % à la fin décembre 2025, bien en deçà de l’objectif à moyen terme de 7,0 % fixé par la banque centrale ».