Congo Hold-Up : le CNPAV appelle le gouvernement à donner les moyens nécessaires à la justice pour poursuivre les personnes impliquées et de récupérer les biens mal acquis

Congo Hold-Up
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PAR Deskeco - 22 nov 2021 11:37, Dans Actualités

Congo Hold-Up, l'enquête internationale menée par le Consortium international des journalistes d'investigation et des organisations de la Société civile sortie le vendredi 19 octobre 2021 révèle des pratiques systématiques de corruption et de détournement des biens publics impliquant plusieurs personnalités congolaises et étrangères, ainsi que des entreprises et institutions congolaises et internationales, notamment au profit de la famille de l’ex-président Joseph Kabila et ses alliés. Des révélations qui touchent à la sensibilité du "Congo n'est pas à vendre" (CNPAV), cette plateforme des ONGs qui lutte contre la Corruption en RDC.

Selon les révélations de cette enquête qui s’est faite sur plus de 3,5 millions de documents (relevés bancaires, courriels, contrats, factures et dossiers d'entreprise) issus de la banque BGFI a mis au jour un schéma de corruption à grande échelle. Joseph Kabila et sa famille ont pu se livrer à un véritable pillage des caisses de l'État, notamment via la BGFI, dirigée par le frère adoptif de l’ancien président, Francis Selemani, et via la société-écran Sud Oil. En plus de pots-de-vin, Sud Oil aurait perçu "une sorte de Taxe Kabila" auprès de plusieurs institutions et entreprises publiques congolaises comme, entre autres, la Banque Centrale, l'entreprise minière nationale Gécamines et le Fonds national d'entretien routier. La paye de 925 casques bleus congolais opérant en Centrafrique a même été détournée par le clan Kabila via la BGFI, révèle Congo Hold-Up.

Pour le CNPAV les lois congolaises prévoient des sanctions contre ces faits révélés.

"Ces pratiques constituent un véritables hold-up. En effet, les faits révélés sont des comportements incriminés par les lois congolaises (article 145 du Code pénal, la Loi n° 04/016 du 19 juillet portant lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme). Ils sont sévèrement punis", relate le CNPAV.

« Ces nouvelles révélations constituent et justifient le combat que mène le Congo n’est pas à vendre contre la grande corruption », affirme le professeur Florimond Muteba, PCA de l’ODEP et président de comité de pilotage de la coalition. Le moment est venu pour nos autorités de combattre cette criminalité économique à col blanc qui non seulement appauvrit nos populations mais participe également à tuer notre démocratie.

En effet, le CNPAV appelle le gouvernement à donner les moyens nécessaires à la justice pour poursuivre les personnes impliquées et de récupérer les biens mal acquis.

"Le Congo n’est pas à vendre appelle gouvernement à traiter de manière urgente ces révélations et à donner les moyens nécessaires à la justice pour faire la lumière sur ces faits allégués de corruption en vue de poursuivre toutes les personnes impliquées mais surtout à récupérer les biens mal acquis", suggère cette plateforme de lutte contre la Corruption.

En outre, Le Congo n’est pas à vendre remercie tous ceux qui ont travaillé pour permettre à la population congolaise de découvrir ceux qui ont systématiquement pillé notre Nation et appelle cette dernière à se mobiliser massivement et activement pour la recherche de la vérité et la fin de l’impunité des criminels à col blanc. 

"Il est temps que ceux qui sont censés nous diriger et travailler pour le bien commun soient aussi sanctionnés pour leur trahison", lance le CNPAV.

Et d'ajouter :

"Des centaines des millions détournés ont servi à la corruption pour des raisons politiques, économiques, mercantiles. Des dizaines des millions qui auraient dû nourrir nos populations, soigner nos malades, construire des routes, faire étudier nos enfants ont été volés par nos dirigeants pour monter des sociétés, construire des immeubles, acheter des villas, des belles voitures, pour construire des carrières politiques. Tout cela est inadmissible et il est temps que ça s’arrête".

Notons que le Congo n'est pas à vendre prévoit le mardi 23 novembre à Kinshasa, une conférence de presse afin de tabler sur les révélations de l'enquête Congo Hold-Up.

Jordan MAYENIKINI

 
 

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