RDC : Human Rights Watch doute de véritables motifs des poursuites engagées contre Vital Kamerhe

Vital Kamerhe
PAR Deskeco - 18 jan 2021 09:42, Dans Corruption

Dans son rapport mondial 2021, Human Rights Watch note que l'arrestation de Vital Kamerhe, directeur de cabinet de Félix Tshisekedi, jette le doute sur les véritables motifs des poursuites engagées contre lui. Cette ONG internationale fustige le fait que de nombreuses autres personnalités impliquées dans des actes de corruption ces dernières années n'ont pas fait l'objet d'enquêtes.

"Des allégations de corruption au sein du cercle rapproché de Tshisekedi ont persisté. Le 20 juin, Vital Kamerhe, l'ancien directeur de cabinet de Tshisekedi, a été condamné pour détournement de fonds et corruption, devenant ainsi l'homme politique le plus important de la RD Congo à avoir été poursuivi pour corruption. Il a été condamné à 20 ans de prison. De nombreuses autres personnalités impliquées dans des actes de corruption ces dernières années n'ont pas fait l'objet d'enquêtes, jetant le doute sur les véritables motifs des poursuites engagées contre Kamerhe", indique le rapport de Human Rights Watch. 

Cette ONG indique que la situation des droits humains en République démocratique du Congo s'est dégradée en 2020 sous la présidence de Félix Tshisekedi, après une première année de mandat marquée par des avancées.

"Les autorités congolaises ont réprimé des manifestants pacifiques, des journalistes et des personnalités politiques, tout en utilisant les mesures de l'état d'urgence imposé de façon temporaire en raison de la pandémie de Covid-19 comme prétexte pour endiguer les mouvements de contestation", signale Human Rights Watch. 

Rappelons que "Human Rights Watch" enquête sur des abus commis à travers le monde, afin de le dénoncer. L’organisation compte environ 450 employé(e)s représentant plus de 70 nationalités. Il s’agit de personnes dotées d’expertise sur certains pays, de juristes, d’ex-journalistes et d'autres collègues qui cherchent à renforcer la protection accordée aux communautés particulièrement exposées au risques de violations, aux minorités vulnérables, aux civils dans les zones de guerre, aux réfugiés, ainsi qu’aux enfants dont les droits sont bafoués.

Jordan MAYENIKINI

 
 

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