RDC : le PDL-145 territoires compatible avec les exigences du FMI, selon André Wameso

Une école construite à Boende, dans la province de Tshuapa, par le PNUD, dans le cadre du PDL 145 T
Une école construite à Boende, dans la province de Tshuapa, par le PNUD, dans le cadre du PDL 145 T
PAR Deskeco - 30 avr 2026 14:28, Dans Actualités

À l’heure où la République démocratique du Congo fait face à des pressions sécuritaires et économiques croissantes, la question de l’équilibre entre ambitions de développement et respect des engagements budgétaires internationaux reste centrale. Interrogé sur cette problématique, le gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC), Andé Wameso, se veut rassurant : les deux objectifs ne sont pas incompatibles.

Selon lui, le Fonds monétaire international (FMI) n’entrave pas les initiatives de développement du gouvernement, notamment le Programme de développement local des 145 territoires (PDL-145T). « Au contraire, le FMI nous encourage », affirme-t-il, soulignant que ce type d’investissement public est perçu comme un levier de croissance, à condition qu’il soit bien encadré.

Le gouverneur rappelle toutefois que le contexte sécuritaire, marqué par l’agression dans l’Est du pays, impose des arbitrages budgétaires difficiles. Une part importante des ressources publiques est désormais orientée vers l’effort de guerre, ce qui ralentit certains investissements structurants. Malgré cela, les projets comme le PDL-145T continuent de jouer un rôle stabilisateur en soutenant l’économie locale.

Andé Wameso met en avant les résultats observés avant la détérioration de la situation sécuritaire. À cette période, les investissements publics dans les infrastructures, les équipements et les zones rurales avaient été salués par le FMI pour leur impact positif sur la croissance économique. Ces projets avaient notamment permis de dynamiser des territoires longtemps marginalisés.

Pour le gouverneur de la BCC, la clé réside dans une gestion rigoureuse et transparente des finances publiques. « Il n’y a aucun problème à mener ce type d’investissement dans le cadre du programme avec le FMI », insiste-t-il. Bien au contraire, ces dépenses, lorsqu’elles sont orientées vers des secteurs productifs, s’inscrivent pleinement dans les objectifs de développement durable et de stabilité macroéconomique.

Divine Mbala

Articles similaires