Lors de son intervention le 13 avril 2026 dans l’émission « Le Débat » sur Top Congo FM, le ministre de l’Agriculture, Mohindo Nzangi, a réaffirmé la volonté du gouvernement de structurer et de soutenir efficacement les producteurs agricoles.
Au cœur de cette stratégie, le ministre met en avant une politique d’accompagnement ciblée en faveur des petits agriculteurs. Celle politique repose notamment sur l’appui de la CAPSA, le déploiement de brigades agricoles et la mise à disposition de fertilisants. Toutefois, cet accompagnement est prioritairement orienté vers les producteurs regroupés en coopératives.
Selon lui, le regroupement des agriculteurs constitue une condition essentielle pour bénéficier de l’appui de l’État. Le ministère, a-t-il expliqué, ne dispose pas des moyens nécessaires pour intervenir de manière individuelle auprès de chaque producteur. En revanche, les coopératives, en tant que structures organisées, permettent une intervention plus efficace et mieux ciblée.
« Les gens doivent se regrouper. Si vous créez une coopérative, par exemple de producteurs de manioc, il devient plus facile pour le ministère d’apporter un appui », a-t-il souligné, insistant sur le rôle central de ces organisations dans la politique agricole nationale.
Le ministre a également indiqué que cette approche s’inscrit dans une stratégie globale différenciée, tenant compte des réalités des petits producteurs ainsi que des exploitations de plus grande envergure. Il a rappelé que le développement du secteur agricole ne peut reposer uniquement sur les petites exploitations.
Par ailleurs, Mohindo Nzangi a annoncé une révision en profondeur de la loi agricole, visant à répondre aux principaux défis rencontrés par les producteurs. Parmi les priorités figurent l’accès à la terre, la fiscalité, le financement agricole et l’appui technique.
S’agissant du financement, il a déploré l’absence d’une banque agricole en République démocratique du Congo, appelant à une implication accrue de l’État, en collaboration avec la Banque centrale, afin de mettre en place des mécanismes de crédit adaptés aux spécificités du secteur.
Enfin, Mohindo Nzangi a insisté sur l’importance de l’encadrement technique des agriculteurs. Le ministère entend accompagner tous les porteurs de projets agricoles afin de limiter le tâtonnement et d’améliorer la productivité, dans un contexte où la modernisation du secteur apparaît comme un enjeu majeur pour l’économie nationale.
Divine Mbala