RDC : Mukoko Samba présente deux réformes clés pour améliorer la compétitivité des secteurs non miniers

Mukoko Samba, ministre congolais de l'économie nationale
Mukoko Samba, ministre congolais de l'économie nationale
PAR Deskeco - 26 mar 2026 16:06, Dans Actualités

Lors du panel intitulé « Les entreprises publiques face aux défis de développement », organisé le mardi 24 mars autour du rapport annuel de la Banque mondiale, le vice-Premier ministre en charge de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a présenté les principales réformes envisagées pour renforcer la compétitivité des secteurs non miniers en République démocratique du Congo.

Prenant la parole devant un parterre d’experts et de décideurs, le VPM a insisté sur la nécessité de réduire les coûts de production qu’il considère comme la première réforme essentielle. 

« La première réforme consiste à baisser le coût de production. Cela passe par l’énergie, la logistique, la réglementation, mais aussi par un meilleur accès aux financements. Et la deuxième réforme majeure consiste en la mise en œuvre d’une politique de compétitivité ciblée. Celle-ci vise à identifier entre trois et cinq filières exportables prioritaires, capables de porter la diversification de l’économie congolaise », a indiqué le vice-Premier ministre, ministre de l'Économie.

Selon lui, cette approche ne se limitera pas uniquement à la sélection de produits ou de filières, mais s’inscrira également dans une logique territoriale. 

« Cette politique sera orientée vers des corridors bien déterminés afin de concentrer les investissements et maximiser leur impact », a-t-il précisé.

Une croissance minière peu inclusive

De son côté, la Banque mondiale met en lumière un paradoxe persistant de l’économie congolaise : une croissance largement tirée par le secteur minier, mais dont les retombées restent limitées pour la population. Malgré l’abondance des ressources naturelles, cette rente extractive ne parvient pas à améliorer durablement les services publics ni à réduire significativement la pauvreté. L’économie demeure ainsi fortement dépendante des mines, tandis que les secteurs essentiels à la vie quotidienne des citoyens restent fragilisés, notamment en raison des contre-performances des entreprises publiques.

Divine Mbala

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