Le gouvernement de la RDC va publier prochainement une carte de près de 1052 sites potentiels pouvant abriter des centrales hydroélectriques réparties dans chacune des 26 provinces du pays. Cette cartographie sera d’abord présentée lors de la conférence des gouverneurs qui va être lancée à Bandundu-ville, chef-lieu de la province du Kwilu, a annoncé la semaine dernière le ministre des ressources hydrauliques et électricité, Aimé Sakombi Molendo, lors de son intervention au workshop national de haut niveau organisé à Kinshasa.
Selon le ministre, cette cartographie va être associée à celle du Cadastre minier sur les sites miniers. Cela va pousser les investisseurs miniers à intégrer la source énergétique la plus proche dans leur business plan, pour enfin y investir pour la transformation des minerais pour lesquels ils acquièrent des sites miniers.
La production minière va nécessiter de bonnes infrastructures routières, des corridors pour le transport des minerais, ce qui est encore un levier pour le développement des communautés et du pays.
« Cette carte qui sera prête d’ici un mois va mettre en valeur tout le potentiel, qu’il s’agisse des sources d’énergie, des sites miniers à forte demande énergétique », a rassuré le ministre.
Le secteur minier est le poumon du budget de l’État congolais, où il contribue à environ 65 %. Toutefois, le déficit énergétique a toujours été pointé comme facteur de sous-productivité des industries minières, qui n’exploitent que 20 % de leur capacité à cause du manque de courant. Le gouvernement attend donc réhabiliter des infrastructures énergétiques en panne, en construire de nouvelles dont le grand projet Inga 3, pour combler le déficit et booster l’économie.