Comme toujours, l’évolution des opérations financières de l’État met en évidence un niveau de dépenses supérieur aux recettes mobilisées , confirmant un déséquilibre budgétaire devenu récurrent.
En date du 12 février 2026, la BCC indique que les recettes publiques se sont établies à 759,6 milliards de francs congolais (CDF). Sur ce montant, 369,6 milliards de CDF proviennent des ressources mobilisées par les régies financières.
Dans le détail, la contribution des principales administrations financières se présente comme suit :
- Les impôts directs et indirects collectés par la DGI ont généré 83,6 milliards de CDF ;
- Les recettes douanières et des accises, perçues par la DGDA, ont atteint 98,9 milliards de CDF
- Les recettes de la parafiscalité, mobilisées par la DGRAD, se chiffrent à 187,1 milliards de CDF.
Du côté des dépenses publiques, les décaissements ont été exécutés à hauteur de 812,4 milliards de CDF. Les charges salariales demeurent le principal poste budgétaire, avec 395,5 milliards de CDF consacrés au paiement des agents et fonctionnaires de l’État. Les frais de fonctionnement des institutions et ministères représentent, quant à eux, 144,9 milliards de CDF.
En outre , la situation intégrée des opérations financières de l’État au 30 janvier 2026 affiche un solde déficitaire de 1.037,5 milliards de CDF, contre un déficit mensuel programmé de 688,2 milliards de CDF.
Ce gap de financement a été essentiellement couvert par les ressources provenant des émissions de titres publics (263,5 milliards de CDF), ainsi que par la marge antérieurement constituée (774,1 milliards de CDF).
Divine Mbala