RDC : la SNEL explique l’accentuation des délestages à Kinshasa par un déficit d'au moins 185 MW causé par l'arrêt de deux machines à Inga

SNEL
PAR Deskeco - 24 oct 2020, Dans Actualités

« Le courant est-il revenu ? ». Telle est la question obsédante que se posent quotidiennement les Kinois, qui, au mieux, bénéficient d’électricité un jour sur deux. Sans compter les pannes de transformateurs, dont la réparation peut prendre un mois. Voire plus. Si la capitale de la République démocratique du Congo est habituée aux délestages quotidiens, elle connait depuis la fin du mois de septembre une faible desserte en électricité qui plonge des quartiers entiers dans le noir et obligent les industries à tourner au ralenti. Des sources de la Société Nationale d’Electricité (SNEL) signalent des pannes géantes depuis les barrages hydroélectriques d’Inga 1 et 2. Des travaux sont en cours, mais ne devraient pas se terminer rapidement.

A Kinshasa, les dents se grincent déjà. Plusieurs abonnés de la société nationale de l'électricité connaissent un problème accru dans la fourniture de l'énergie électrique. Pour cause, un déficit d'au moins 185 MW causé par l'arrêt de deux machines (G16 et G24) au barrage d'Inga (Kongo Central).

Les travaux de réhabilitation et modernisation du groupe 8 de la centrale Inga 2 ont pris fin. Arrêtée depuis 2018, la machine devait être remise en service en juin 2020 mais cela n'a pas été possible avec la pandémie de covid-19, qui a forcé les expatriés qui y travaillaient de regagner leur pays avant d'y retourner.

Le groupe 4 de la centrale d'Inga 2 (G24) produit une puissance de 130 MW, soit près de ⅓ de la consommation de Kinshasa. Pour remédier à cette situation, le personnel exploitant, 100% congolais de la SNEL, est à pied d'oeuvre jour et nuit depuis l'arrêt.
" C'était une machine qui tournait. Pour la petite histoire, cette machine a déjà plus de 170 000 heures de fonctionnement. Il s'est fait qu'en date du 28 septembre on a eu des fuites importantes. En dehors du programme qu'on a habituellement par ce qu'il y a toujours un planning pour les travaux sur les différentes machines, il s'est fait que la situation s'est aggravée avant la date prévue pour son entretien. On a eu des fuites importantes, conséquence nous avons notre palier qui était pollué par l'eau et donc on ne pouvait pas continuer à faire tourner la machine dans cette condition ", a expliqué Olivier Tshibangu, chef de division a.i de la centrale Inga 2.

Ce bon moment de l'arrêt a créé un problème. Le sable s'est introduit en aval et en amont de la turbine dans les panneaux de grille. C'est ainsi que la SNEL a pris l'engagement avec deux sous-traitants pour désensabler le plus vite possible afin de permettre au G28 de bien fonctionner à nouveau. Il s'agit des Panafrika des Métaux (PAM) en amont et de Hydrome en aval.

L'arrêt des G16, G24, G27 et G28 a causé un déficit de plus de 500 MW sur le réseau, soit 110% de la consommation de Kinshasa. Cette situation est la principale cause des coupures intempestives du courant électrique surtout dans la capitale congolaise.

Pour le délai des travaux, la SNEL promet de remettre en service le groupe 6 d'Inga 1 et les groupe 4, 7 et 8 d'Inga 2 respectivement le 31 octobre, 11 novembre et en décembre pour les deux derniers.

Jordan MAYENIKINI

 
 

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