RDC : Félix Tshisekedi reconnait que les divergences dans la coalition FCC-CACH plombent l’envol vers le développement

Félix Tshisekedi et Joseph Kabila
PAR Deskeco - 24 oct 2020, Dans Actualités

Dans un message diffusé à 20h00 le mercredi à la télévision publique, le chef de l’Etat a dressé un tableau sombre de la gouvernance du pays par la coalition FCC-CACH. Sans tergiverser, le président de la République dit clairement que les divergences au sein de cette coalition plombent l’espoir de tout envol vers le développement.

La gouvernance du pays par la coalition FCC-CACH depuis janvier 2019 reste une expérience malheureuse car elle n’a pas été à la mesure de relever les défis essentiels de la République démocratique du Congo, reconnait le Chef de l’Etat dans son message à la nation.

« Nous avions choisi de gérer le pays au sein d’une coalition qui semblait constituer la solution idoine pour sortir le pays de ses différentes crises récurrentes et préserver ainsi les acquis de l’alternance. Malheureusement, près de deux ans après, les divergences qui persistent entre les parties signataires de cet accord plombent les ailes de l’espoir de notre envol vers le développement », a déclaré Félix Tshisekedi dans un message plutôt court de six minutes.

Une confession grave qui sonne le glas de la coalition FCC-CACH que tout le monde, y compris dans les deux camps, n’a cessé de renier et d’indexer à cause notamment des divergences de vue dans la gouvernance du pays.

« Ces divergences portent notamment sur les questions relatives à la paix et à la sécurité nationale, à  la Commission  Électorale  Nationale  Indépendante, à  l'organisation des élections, à  la gestion  du portefeuille  de l'Etat, à la territoriale, à la diplomatie, à l'Indépendance de la justice et à l'instauration de l'Etat de droit , qui sont un enjeu majeur pour la Nation », a dit le chef de l’Etat, montrant que cette coalition n’a pas été en mesure d’assurer la mission essentiel des institutions de la République.

Dès lors, le président de la République ne jure que par un « consensus national ». « L’importance de ces questions me convainc qu’elles ne doivent être laissées à la merci d’un seul groupe politique, elle nécessite un consensus national », a-t-il dit avant d’annoncer qu’il compte entamer, dès la semaine prochaine, « une série des contacts visant à consulter les leaders politiques et sociaux les plus représentatifs, afin de recueillir leurs opinions à l'effet de créer une union sacrée de la Nation ».

Ce message à la nation du président de la République intervient deux jours après la cérémonie de prestation de serment des juges constitutionnels. La nomination de ces 3 juges a été constaté par son partenaire le FCC, alléguant qu’elle viole la constitution. Les sénateurs du FCC ont même déposé une requête à la Cour constitutionnelle l’appelant à statuer sur ces actes de nominations.

Amédée Mwarabu

 
 

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