RDC : Félix Tshisekedi fait face à un gouvernement bicéphale

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PAR Deskeco - 22 oct 2020, Dans Actualités

Le boycott de la cérémonie de prestation de serment des trois juges constitutionnels par le Premier ministre et les ministres du regroupement politique FCC consacre le bicéphalisme de l’Exécutif national. Ce qui rompt le principe sacro-saint de la solidarité gouvernementale. N’ayant plus la confiance du Président de la République, le Premier ministre devrait démissionner et, avec lui, son gouvernement.

Le président de la République, Félix Tshisekedi, fait face à un gouvernement bicéphale désormais où certains membres, en commençant par le Premier ministre, sont prêts à répondre au mot d’ordre de leur regroupement politique et mettre en mal le principe sacrosaint de la solidarité gouvernementale. Sans la solidarité gouvernementale, le gouvernement n’existe pas. Et celui de Sylvestre Ilunga a rompu cette solidarité gouvernementale. Dès lors, la conséquence logique est que le Premier ministre, Sylvestre Ilunga, prenne le courage de démissionner et, avec lui, son gouvernement.

Le climat n’est plus propice à une action commune du gouvernement pour conduire la gouvernance de la République. Avec l’affront que le Premier ministre et tous les ministres FCC ont créé contre le Chef de l’Etat, la confiance est totalement rompue. Le premier résultat de cet affront créé est que le président de la République a annulé le Conseil des ministres de ce vendredi. À la place, il va s’adresser à la nation.

C’est le Chef de l’Etat qui préside le Conseil des ministres où se prennent toutes les décisions du gouvernement sur la gestion du pays. Dans le contexte actuel, où les membres du gouvernement se regarde en chiens de faïence, il n’est plus possible de tenir des Conseils des ministres, à moins de se moquer de toute la nation Congolaise et des partenaires extérieurs.

Dans le contexte actuel, le président de la République ne peut plus faire confiance à son Premier ministre, ni à son ministre des Affaires étrangères, ni à son ministre de la Défense, encore mois à aucun autre ministre du gouvernement qui privilégie de répondre au mot d'ordre de son regroupement politique aux intérêts de l'Etat et de la nation.

L’annulation du Conseil des ministres de ce vendredi est sans doute juste le premier acte des conséquences logiques de l’affront du Chef du gouvernement et ses ministres FCC à l’égard du président de la République.

Amédée Mwarabu

 
 

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