RDC : persistance de la flambée des prix des produits de première nécessité sur le marché de Kinshasa

Marché
PAR Deskeco - 26 mar 2020, Dans Actualités

Les prix des denrées alimentaires flambent sur les marchés de Kinshasa depuis l'annonce, par le Chef de l'Etat Félix Tshisekedi, des  mesures barrières afin de lutter contre la pandémie du Coronavirus. 

Cette surchauffe des prix inquiète plusieurs familles qui cherchent à s’approvisionner des produits de premières nécessités. Les prix ont pris de l'assenseur sur le marché de Kinshasa.

Au marché de la Liberté ainsi que dans différents marchés situés à l'Est de Kinshasa, les vendeurs des denrées alimentaires font la loi. Au marché central de Kinshasa ou au marché de Gambela, la situation est la même : les prix ont flambé.

Un sac de Semoule de maïs passe de 35 000 FC (20USD) à 45 000 FC (26USD). Un sac de riz (Super Tigre) passe de 32 OOO FC à 39 000 FC (22.5USD). Un sachet de sucre de 5kg qui coutait 6.500 FC (3,88 USD) se négocie actuellement à 11.500 FV (6,86 USD). Un carton de poisson salé qu'on se procurait à 70.000 FC (41,76 USD) revient à 100.000 FC (59,65 USD). Un sac de haricots vendu à 190 USD il y a peu revient maintenant à 250 USD. Un Sac de farine (de Minocongo) se vend à 57 000 FC et le sceau d'huile végétale (Regina) se négocie à 40. 000 FC.

La braise qui était vendu à 500fc passe à 800 FC, Citronelle de 100 Fc à 500 FC, le Congo bololo de 200 Fc à 500 Fc, le kilo des cotisses de 4 500 FC à 6 300 FC.

Les clients éprouvent des difficultés pour effectuer des courses et s’approvisionner.

Pour les vendeurs, la dépréciation de la monnaie nationale face au dollar américain et la mesure visant à confiner la ville de Kinshasa pour lutter contre le COVID-19, sont à la base de l'augmentation de prix des denrées alimentaires.

"Je me demande qu'allons-nous faire pour se procurer de la marchandise après avoir fini ce que nous avons comme stocks", a confié un vendeur au micro de Deskeco.

Certains regrettent la décision des autorités qui bloquent, selon eux, l'entrée des produits en provenance du poste frontalier de Lufu au Kongo Central voisin du territoire angolais. D'après eux, Lufu aide la population à s'en sortir.

La surenchère se remarque dans presque tous les marchés de Kinshasa. Le prix est allé du simple au triple. La mise en garde de la ministre de l'économie nationale, Acacia Bandubola, semble ne pas être suivie par les opérateurs économiques ainsi que certains détaillants. Une situation qui inquiètent les Kinois qui se demandent combien de temps vont-ils tenir. Trop pauvres pour faire des réserves, ils sont des milliers à devoir se rendre chaque jour au marché pour se ravitailler.

Jordan Mayenikini

 

 
 

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