Dans un communiqué consulté ce jeudi 23 juin 2026 par Deskeco.com, le Centre de recherches en finances publiques et développement local (Crefdl) salue l’ouverture du procès contre Chançard Bolukola, ancien coordonnateur national du Fonds spécial de répartition et d’indemnisation en faveur des victimes des activités illicites de l’Ouganda en République démocratique du Congo ou de leurs ayant-droits (FRIVAO), arrêté pour présumé détournement d’une partie de ces fonds.
Dans ce communiqué, le Crefdl estime que « le volume réel des marchés publics irréguliers passés par FRIVAO pendant la période de 2022 à 2025 est évalué autour de 34,6 millions de dollars américains », et que « tous ces paiements ont été effectués sans respect de la loi relative aux marchés publics ».
Le Centre de recherches plaide que « les enquêtes judiciaires » s’étendent jusqu’au « premier encaissement des fonds par la RDC, intervenu le 2 septembre 2022 ».
« En plus, les montants indûment investis dans les activités économiques devraient être confisqués puis reversés à la caisse du Trésor public », précise le communiqué.
Déjà le 25 septembre 2025, le Crefdl avait relevé des actes de présumés détournements des deniers publics et de non-respect de la loi relative à la passation des marchés publics, dans un rapport sur la gestion du FRIVAO.
À l’ouverture de ce procès mardi dernier, Chançard Bolukola avait dit ouvertement ne pas savoir les détails sur les responsables de deux sociétés auxquelles il avait accordé des marchés publics de plusieurs millions de dollars américains. Le ministère public n’a pu établir ni l’existence légale, ni l’identité des responsables, ni l’adresse physique de ces sociétés.
Hier mercredi, Guillaume Ngefa, ministre congolais de la Justice, a ordonné l’ouverture d’enquêtes judiciaires pour des faits présumés de détournement de 3 300 000 dollars américains toujours du FRIVAO, dans un contrat impliquant l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), pour la réhabilitation du jardin zoologique et botanique de Kisangani.
Déjà, le FRIVAO a coûté son poste à Constant Mutamba, ancien ministre de la Justice, accusé de détournement de deniers publics dans l’affaire de la construction d’une prison à Kisangani.