Prenant la parole lors de la 74ᵉ réunion du Conseil des ministres vendredi 9 janvier 2026, Adolphe Muzito, vice-premier ministre et ministre du Budget en République démocratique du Congo (RDC), a appelé les membres du gouvernement ainsi que tous les ordonnateurs et gestionnaires publics au « respect des procédures d’exécution du budget » pour l’exercice 2026.
Cela doit se faire « en conformité avec les manuels de procédure et du circuit de la dépense publique, qui garantissent le respect intégral de la procédure standard tout au long de la chaîne de la dépense, ainsi que les manuels de procédure des marchés publics », renseigne le compte rendu de la réunion, lu par le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya.
La procédure standard de la chaîne de la dépense publique comprend quatre étapes, à savoir l’engagement, la liquidation, l’ordonnancement et le paiement. Elle est différente de la deuxième procédure, dite « en mode d’urgence », consacrée aux dépenses exceptionnelles, qui ne suit pas la procédure normale. On y a généralement recours en cas de catastrophes naturelles, de calamités ou encore pour les dépenses de sécurité.
En RDC, les dépenses de sécurité sont en grande partie à l’origine du recours au paiement en mode d’urgence. Toutefois, certains organismes dénoncent parfois le recours à cette procédure, même pour les dépenses de personnel ou les dépenses d’investissement, qui devraient suivre la procédure normale.
Selon le Centre de recherches en finances publiques et développement local (Crefdl), entre janvier et septembre 2025, les paiements des dépenses en procédure d’urgence ont atteint 1,5 milliard de dollars américains, pour un total des dépenses effectuées de 8,6 milliards de dollars américains. Les dépenses en procédure standard s’élèvent quant à elles à 7,1 milliards de dollars américains.