La République démocratique du Congo (RDC) détient à elle seule plus de 44 millions de tonnes de lithium à Manono, dans la province de Tanganyika. Ce minerai est indispensable pour la fabrication d’ordinateurs, de smartphones, de batteries de panneaux solaires et de batteries pour voitures électriques. La demande pour ce minerai stratégique est donc croissante à travers le monde.
La RDC est appelée à profiter de cette demande croissante pour booster son économie, déjà trop dépendante du secteur extractif. Pour y parvenir, elle doit veiller à l’opération d’octroi des permis d’exploitation, qui devrait se baser sur des mesures de sélection des exploitants. C’est ce que suggère l’ONG Resource Matters, engagée dans une distribution équitable des ressources du pays dans le secteur extractif.
« En attribuant les droits d’exploitation par appels d’offres compétitifs, qui évaluent les investisseurs non seulement sur leur rapidité à commencer l’extraction mais aussi sur leurs engagements en matière de valorisation locale, le gouvernement peut aligner le développement des ressources sur son programme d’industrialisation », écrit Resource Matters.
L’ONG préconise également de prendre en compte des aspects tels que « le respect et la protection de l’environnement ainsi que des droits humains ».
Par-dessus tout, le pays devrait veiller à « l’intégration de règles d’octroi de licences transparentes, avec des exigences de transformation locale, des co-investissements dans les infrastructures de soutien, et un partage des bénéfices avec les communautés locales ».
Cela « permettrait à la RDC d’éviter le modèle de dépendance aux matières premières observé dans ses secteurs du cuivre et du cobalt, tout en posant les bases d’une industrie nationale du lithium et des matériaux pour batteries », conclut Resource Matters.