Selon la Banque centrale du Congo (BCC), les régies financières de la République démocratique du Congo (RDC) ont mobilisé des recettes à hauteur de 2 119,4 milliards de francs congolais (CDF) au 31 mars 2026. Et pourtant, les dépenses effectuées par l’État pendant la période considérée se chiffrent à 3 125,5 milliards de CDF, soit un dépassement de 1 006,1 milliards de CDF (32,2 %)
L’essentiel de ces décaissements a notamment été orienté vers les salaires des agents et fonctionnaires de l’État à hauteur de 1 275,1 milliards de CDF, selon la note de conjoncture économique de la BCC, et vers les frais financiers à hauteur de 38,1 milliards de CDF.
En ce qui concerne la mobilisation des recettes, la Direction générale des impôts (DGI) est en tête avec 927,8 milliards de CDF de recettes provenant des impôts directs et indirects, soit 44 % des recettes mobilisées au cours de la période sous examen.
Elle est suivie de la Direction générale des douanes et accises (DGDA), avec 676,1 milliards de CDF de recettes mobilisées, soit 32 % de l’ensemble des recettes mobilisées durant la période indiquée.
Vient enfin la DGRAD avec des recettes parafiscales de 515,5 milliards de CDF, soit 24,3 % des recettes mobilisées pendant cette période.
La BCC se félicite toutefois que cette mobilisation dépasse les prévisions retenues dans le plan de trésorerie de l’État, sans toutefois les révéler. Ces recettes sont « impulsées principalement par les recettes tirées de la parafiscalité sur fonds des paiements des droits superficiaires des miniers ainsi que les droits issus des nouvelles technologies de l’information et de la communication », dit la BCC.