Plusieurs milliards sont annoncés pour financer les projets d'infrastructures en RDC par Standard Bank, une institution financière possédant plus de 190 milliards de dollars d’actifs et plus de 19 millions de clients. Dans ce cadre, le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda, a reçu, vendredi 6 mars, à Kinshasa, une délégation conduite par Kayode Solola, responsable des marchés mondiaux pour l’Afrique au sein de l’institution bancaire, dans le cadre de financement de grands projets d’infrastructures en RDC.
Au centre des échanges : la mobilisation de financements internationaux pour soutenir des projets structurants destinés à moderniser les infrastructures du pays et à stimuler l’économie nationale.
Cette rencontre est une suite de la continuité d’un premier contact établi récemment en Cape Town, en Afrique du Sud, où le ministre a présenté sa feuille de route pour la modernisation des infrastructures congolaises lors d’une conférence, a indiqué le ministère.
Une semaine plus tard, la Standard Bank a dépêché une équipe d’experts à Kinshasa pour poursuivre les discussions et poser les bases d’un partenariat opérationnel.
« Nous sommes venus ici aujourd’hui pour convenir de prochaines étapes afin de soutenir les rêves et la vision du ministre en matière d’infrastructures », a déclaré Kayode Solola.
Des milliards de dollars envisagés pour ces infrastructures. Interrogé sur le volume global des financements susceptibles d’être mobilisés, le chef de la délégation s’est montré optimiste sans avancer de chiffre précis. La Standard Bank affirme toutefois avoir déjà mobilisé plusieurs milliards de dollars pour des projets d’envergure à travers le continent africain.
Les investissements envisagés devraient notamment cibler les infrastructures aéroportuaires, le réseau routier national, les projets énergétiques et de transport stratégiques.
Les deux parties ont convenu de mettre en place, dès la semaine prochaine, des équipes techniques mixtes réunissant les experts du ministère des Infrastructures et ceux de la Standard Bank.
La cellule de la communication du ministère précise que ces équipes auront pour mission d’identifier les projets prioritaires et de mener les analyses de faisabilité nécessaires.
Le processus devra ensuite passer par une phase d’audit avant d’entrer dans une « phase d’accélération » menant à la signature des contrats et au lancement des travaux.
« Les choses vont avancer très vite », a assuré Kayode Solola, soulignant la volonté de la Standard Bank d’être « un partenaire de terrain » plutôt qu’un simple bailleur.
Ce qu'il faut savoir de Standard Bank
Basée à Johannesburg en Afrique du Sud, elle est considérée comme la plus grande banque d’Afrique en termes d’actifs et de mobilisation de financement. Fondée en 1862, l’institution dispose de plus de 160 ans d’expérience dans le financement des économies africaines et opère dans plus de 20 pays du continent ainsi que dans plusieurs centres financiers internationaux.
Le groupe revendique plus de 19 millions de clients et plus de 50 000 employés à travers l’Afrique. Ses actifs totaux atteignent environ 3,4 trillions de rands (soit plus de 190 milliards de dollars), pour une capitalisation boursière estimée à près de 372 milliards de rands.
La banque dispose également d’un vaste réseau comprenant plus de 1100 points de représentation et plus de 5 500 distributeurs automatiques sur le continent africain.
Jean-Baptiste Leni