Pour éviter que les entreprises minières œuvrant dans la filière du lithium ne monopolisent l’électricité uniquement pour leurs activités d’exploitation au détriment des communautés locales, l’ONG Resource Matters, engagée pour la distribution équitable des ressources de la République démocratique du Congo dans le secteur extractif, appelle le gouvernement à rendre publics tous les contrats de concession relatifs aux actifs énergétiques liés à l’exploitation minière.
Cette recommandation, contenue dans le livre blanc de cet organisme intitulé « Du minerai brut à la transformation locale : pistes pour accroître la valeur ajoutée » et publié en décembre 2025, fait suite à « l’opacité » des contrats de réhabilitation de certaines centrales hydroélectriques.
Le cas évoqué dans le document est par exemple celui de la centrale hydroélectrique de Mpiana-Mwanga, dont la réhabilitation a été confiée à Katamba Mining SAS, coentreprise entre Zijin Mining et Cominière, dans le territoire de Manono, province du Tanganyika.
Pourtant, d’autres accords existent avec AVZ Power pour la réhabilitation de la même centrale. De quoi exiger la publication des accords de concession, pour garantir qu’une partie de l’électricité générée (et non uniquement le surplus) soit réservée à la consommation communautaire et aux autres utilisateurs industriels de la région.
Resource Matters estime également que « toute rénovation financée par les exploitants miniers devrait être assortie d’obligations de service public contraignantes, afin de s’assurer que les bénéfices dépassent le secteur minier ».