Le ministre des Infrastructures et Travaux publics, Alexis Gisaro, a été appelé à examiner rapidement les conditions de réhabilitation de la route Kanzombi, d'une grande importance économique pour l'ensemble de la population de la province du Kwilu, particulièrement celle vivant à Kikwit, son chef-lieu.
Cette artère routière connaît un délabrement avancé, a révélé, au cours du dernier conseil des ministres tenu vendredi 21 mars 2025, la Première ministre Judith Suminwa, après sa descente à Bandundu-ville et à Kikwit, respectivement les 16 et 17 mars dernier.
La Première ministre a indiqué que la route de Kanzombi est fortement endommagée par des érosions, impactant négativement l'activité économique et la mobilité de la population locale. La réhabilitation de cette route a été l'une des demandes prioritaires de la population de Kikwit, a-t-elle précisé.
Outre le délabrement de cette route, la cheffe du gouvernement a déploré le manque d'infrastructures indispensables au développement dans cette province. Sur cette question, Judith Suminwa a indiqué avoir rencontré les autorités provinciales.
« Ses équipes ont aussi rencontré les autorités de la province du Kwango, province issue du démembrement du Grand Bandundu, où les infrastructures de base font cruellement défaut, notamment l'absence d'un hôpital général de référence pour la ville de Kenge, chef-lieu de la province », a déclaré le porte-parole du gouvernement congolais Patrick Muyaya.
Par ailleurs, le ministre des Infrastructures et Travaux publics a été interpellé sur l'état de la Route nationale numéro 1 dans cette province, menacée par une vingtaine de têtes d'érosion. Cette route qui revêt une importance capitale court le risque d'être coupée au niveau du PK 276+600, a précisé la Première ministre.
La ville de Kikwit fait également face à un manque criant d'électricité. Face à cette situation, la Première ministre a appelé le ministre en charge de l'Électricité à se pencher urgemment sur la question, en évaluant la nécessité de réhabiliter le barrage de Kakobola, ainsi que ceux d'Idiofa et de Ngungu.
Jean-Baptiste Leni