RDC: le syndicat de l'OGEFREM appelle le Conseil des ministres à revenir sur sa décision de surseoir les nouvelles mises en place

Ogefrem
PAR Deskeco - 14 sep 2020, Dans Actualités

La délégation syndicale nationale de l’Office de gestion du fret multimodal (OGEFREM) dénonce les orientations du 48ème réunion du Conseil des ministres sur la mise en place générale à l’OGEFREM. Dans leur mémo adressé au président de la République, Félix Tshisekedi, dont une copie est parvenue à DESKECO.COM, la délégation syndicale nationale de l’OGEFREM rappelle que la mise en place générale effectuée au sein de cette institution est faite au bénéfice de la quasi-totalité des travailleurs

Elle précise que cette mise en place intervient après plusieurs réflexions confirmées par diverses missions d’itinérances ainsi que la nécessité de satisfaire le besoin de mutation du maritime au multimodal et même l’expansion de l’OGEFREM.

« Revenant à la question de mise en place générale qui fait couler beaucoup d’encres et de salive, nous faisons constater à votre autorité que dans une mise en place comme celle opérée à l’OGEFREM après des longues négociations entre les deux bancs ; l’Employeur n’y gagne rien mais c’est la quasi-totalité des travailleurs qui s’est réjouis de voir ses conditions sociales améliorées du jour au lendemain comme qui dirait le peuple d’abord a trouvé tout son sens à l’OGEFREM. C’est aussi cela l’une des expressions d’un Etat de droit. (…), cette mise en place générale intervient après plusieurs réflexions confirmées par diverses missions d’itinérances ainsi que la nécessité de satisfaire le besoin de mutation du maritime au multimodal été même l’expansion de l’OGEFREM pour une meilleure assistance assistance de proximité aux chargeurs », renseigne le mémo de la délégation syndicale nationale de l’OGEFREM. 

Le banc syndical de l’OGEFREM rappelle également au chef de l’Etat que l’éviction des actuels mandataires de cette société est voulue par un groupe des politiciens en quête de positionnement. Pour cette structure, des contrevérités sur l’OGEFREM sont orchestrées par certaines personnes bien identifiées afin d’éloigner le chef de l’Etat aux réalités vécues au sein de cette société.  

« (…) il y a trois ans que cette entreprise n’existait plus que de nom à cause notamment de la mégestion de la Direction générale de l’époque qui a laissé un héritage très négatif de 4 mois d’arriérés de salaire, plus de 27 milliards des francs congolais dus au fisc, une prise en charge médicale plus que déficitaire, plus de 6 millions de dollars américains des décomptes dus aux retraités, plus de 40 millions de dollars de créances pour une entreprise dont le chiffre d’affaire avoisinait à peine les 30 millions de dollars américains. Ils n’ont pas de façon délibérée, dit à votre autorité que c’est au prix d’énormes sacrifices et grâce à la bonne politique managériale des mandataires actuels que la situation de cet Office s’améliore chaque jour au point de susciter des jaloux parmi les politiciens en mal ou en quête de positionnement. Beaucoup d’entre eux, voulant par multiples manœuvres obtenir l’éviction des actuels mandataires en la faveur de l’un d’entre eux », peut-on lire sur ce mémo. 

Pour rappel, au cours de la 48ème réunion du conseil des ministres, Félix Tshisekedi a fait remarquer qu’il se constate depuis un certain temps, des mises en place au sein de certains établissements et services publics, notamment l’OGEFREM et ce, en violation des instructions encore en vigueur à ce sujet.

« Qui pis est, lesdites mises en place qui sont intervenues sans une dérogation expressément accordée à la suite d’une demande motivée et justifiée par les besoins de fonctionnement de service surtout en cette période de lutte contre la Covid-19, créent des tensions sociales dans la mesure où elles portent en elles les germes de dissension et de subversion car, dans la plupart des cas, elles sont mal pensées », dit le compte-rendu de la 48ème réunion du Conseil des ministres.

Le Conseil des ministres considère que la situation de tension est grave. Ainsi, en attendant la mise en place de nouveaux animateurs de ces établissements issus des discussions actuellement en cours au sein de la coalition, à l’initiative du Président de la République, le Conseil a chargé les ministres sectoriels concernés par le dossier de faire rapporter toutes affaires cessantes les décisions y relatives et de faire rapport au Président de la République dans un bref délai.

Jordan MAYENIKINI

 
 

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